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Pour mieux en saisir le sens...
1. Résumé de l’histoire
2. Le sens de ce livre.
3. L’être aimé surpasse tout.
4. L’amour efface les défauts.
5. L’amour n'est pas à moitié.
6. L’amour est fort et fragile à la fois.
Introduction
Livre unique dans la Bible, poésie pure. Ecrit par Salomon.
Le nom de Dieu n’y est pas mentionné mais ce livre est une image de l’amour
de Dieu pour son peuple. Idem Livre d’Esther sur l’action de Dieu.
Livre troublant pour certains à cause des expressions d’amour (sur l’anatomie
des fiancés) qui ne seraient pas dignes de la Bible. Mais Dieu a créé le
corps, son harmonie, sa beauté, Dieu a créé l’attirance entre hommes et
femmes, et Dieu a donné à l’homme la possibilité d’aimer.
Histoire d’une jeune fille Sulamithe ou Sunamite (qui vient de
Sunem,
près de Nazareth, au nord).
Abischag, qui s’occupa de David à la fin de sa vie était aussi Sunamite
(1Rois 1:3)
La Sulamithe vit à la campagne avec sa mère (8/2)
Elle travaille pour les vignes de ses frères sans avoir le temps de s’occuper
d’elle (1/5-6)
Elle rencontre Salomon en berger et les deux tombent amoureux. (1/7-8)
Après plusieurs rencontres, Salomon vient avec ses hommes pour se fiancer
(3/7-11).
Le Cantique est un hymne à l’amour.
Mais c’est surtout un livre figuratif sur l’amour entre Dieu et son
peuple.
Salomon peut représenter Christ et la Sulamithe, Israël, ou l’Eglise, ou
un chrétien individuel.
L’Epouse de Christ est souvent mentionnée : Esaïe 62:5 (Israël),
Ephésiens 5:31-32 (l’Eglise), 2Cor 11:2 (le chrétien), Apoc 21:9-10
(Jérusalem céleste)
C’est le livre de la COMMUNION avec Christ.
Cela paraîtra insensé à un étranger, car il ne comprendra pas pourquoi
et comment on peut aimer quelqu’un d’invisible.
« L’amour a ses raisons que la raison ignore. » Si nous aimons
le Seigneur, c’est parce qu’il nous aimés le premier : 1Jean 4:10, 19
1Co 2:9-10 « Ces choses ne sont point montées au cœur de l’homme… »
Nous allons voir un aspect de ce livre : quelles sont les caractéristiques
de l’amour entre Salomon et la Sulamithe ?
Cantique 1:2 « Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour
vaut mieux que le vin… »
Cant 2:2-3 « Comme un lis au milieu des épines, Telle est mon amie parmi
les jeunes filles. Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est
mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J'ai désiré m'asseoir à son ombre,
Et son fruit est doux à mon palais. »
Cant 5:10 « Mon bien-aimé est blanc et vermeil; Il se distingue
entre dix mille. »
Nous exprimons peu à Dieu cette vérité. Dieu est plus grand, plus sage,
il surpasse tout ce que l’homme peut produire.
Le Seigneur a-t-il cet attrait ? Les arbres de la forêt n’apportent pas
le rafraîchissement et la nourriture du pommier. Il n’y a rien qui comble l’âme
comme Christ.
Il doit avoir une place unique, avant nos proches, avant nous-mêmes :
« Si quelqu'un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa
mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères, et à ses soeurs, et même
à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26)
Histoire de Marthe et Marie (Luc 10:40 et s.)
De même, quand Dieu voit Ses enfants, ceux qui l’aiment et croient en
Lui, Il les regarde comme un peuple à part : « Vous, au contraire,
vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple
acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des
ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n'étiez pas un
peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu
miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. » (1 Pierre
2:9-10)
Cant 4:7 « Tu es toute belle, mon amie, Et il n'y a point en toi de
défaut. »
Comp. Nombres 24:5 « Qu'elles sont belles, tes tentes, ô Jacob! Tes
demeures, ô Israël! »
Comp. 1Corinthiens 6:10-11 « Vous avez été lavés… »
Cant 2:16 « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui... »
Christ s’est donné à nous, Il a livré sa vie pour nous. Désormais, je
suis à Lui, je ne m’appartiens plus. Nous sommes unis indissociablement.
Cette interdépendance est extraordinaire : Christ a lié son sort au nôtre
en devenant un homme, en prenant un corps et le châtiment de nos péchés.
Cant 6:8-9 « Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, Et des
jeunes filles sans nombre. Une seule est ma colombe, ma parfaite; Elle est
l'unique de sa mère, La préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes
filles la voient, et la disent heureuse; Les reines et les concubines aussi, et
elles la louent. »
Cant 4:12-16 « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, Une
source fermée, une fontaine scellée. Tes jets forment un jardin, où sont des
grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troênes avec le nard; Le
nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, Avec tous les arbres
qui donnent l'encens; La myrrhe et l'aloès, Avec tous les principaux aromates;
Une fontaine des jardins, Une source d'eaux vives, Des ruisseaux du Liban.
Lève-toi, aquilon! viens, autan! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums
s'en exhalent! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, Et qu'il mange de ses
fruits excellents! »
Notre âme et notre vie sont comparées à un jardin aromatique.
Ce jardin est fermé, réservé au bien-aimé, nul autre n’y a accès. Mon
cœur est-il un jardin public, ma source se répand-elle partout ? «
Tes sources doivent-elles se répandre au-dehors? Tes ruisseaux doivent ils
couler sur les places publiques? Qu'ils soient pour toi seul, Et non pour des
étrangers avec toi. Que ta source soit bénie, Et fais ta joie de la femme de
ta jeunesse… » (Proverbes 5:16-18)
Avons-nous dans notre cœur ce jardin réservé à Dieu, à son adoration,
cette place où Il règne ? Est-il le premier et le dernier pour moi ? S’il
me demandait quelque chose de difficile pour moi, le ferais-je ? Le meilleur de
ma vie est-il pour Lui ?
Quel parfum se dégage de mon jardin ? Est-ce un jardin ou un dépôt d’ordures
? Est-ce un jardin privé ou un parc public ?
Dieu nous appelle « le parfum de Christ » (2Cor 2:15).
Sentons-nous bon, exhalons-nous l’odeur de Christ, de son amour, de sa joie,
de sa pax, ou bien des odeurs nauséabondes, des mauvaises paroles, des
mauvaises pensées… ?
FORT : Cant 8:6-7 « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un
sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est
inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une
flamme de l'Eternel. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les
fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa
maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris. »
Le sceau est une marque d’appartenance. Dieu nous a scellés de Son
Saint-Esprit (Ephésiens 1:13) pour qu’on lui appartienne éternellement.
Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en
Jésus-Christ (Rom 8:38-39).
L’amour peut affronter les plus grandes épreuves, et durer
éternellement. Il peut durer longtemps et ne pas s’éteindre. Il est comme
une flamme de l’Eternel : idée de fidélité, de n’avoir qu’un amour.
FRAGILE : Cant 3:1 « Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché
celui que mon cœur aime; Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé… »
Cant 5:6 « J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était
allé, il avait disparu. J'avais le souffle coupé, quand il me parlait. Je
l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point
répondu. »
Ces deux incidents montrent que la communion peut être interrompue, brisée
par notre égoïsme, notre paresse, notre négligence.
Mais ces versets montrent aussi l’empressement qu’il provoque : elle
cherche jusqu’à ce qu’elle retrouve la communion . Comp. 1Jean 1-2
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