Petite histoire de la Haute Critique.
Les évangiles sont-ils fiables ?
Jésus a-t-il dit qu’il était le Messie ? qu’il était Dieu ?
Jésus est-il mort en sacrifice pour les péchés ?
Jésus a-t-il pu ressusciter de la mort ?
- Depuis 1996, plus de 700 livres parlant de Jésus ou Christ, sans compter les émissions télévisées (Source Syndicat National de l’Edition).
- La plupart des livres se veulent " scientifiques " ou " historiques ".
L’homme moderne pense tout expliquer avec sa science. La plupart disent que les évangélistes ont fabriqué un messie et un Dieu qui n’était en fait qu’un philosophe ou révolutionnaire.- Un article du Nouvel Obs de fin 1996 titrait : " Et si Jésus revenait ? "
- Un sondage révélait que les Français verraient Jésus en Coluche ou Kouchner.
- Dans un article du Point de 1994, Jacques Duquesne (" spécialiste ") décrivait Jésus comme " un bon vivant, un homme qui aimait la vie, allant de repas en repas… "
- Il y a là un signe de fascination. En voulant rabaisser Jésus à notre niveau, le dévaloriser par rapport au N.T., les hommes écrivent des livres et des livres. Si Jésus n’était qu’un petit révolutionnaire juif, aurait-il encore cet impact aujourd’hui ?
- Il est frappant de constater que le Père Noël, dont on sait qu’il n’a jamais existé en tant que tel, n’a jamais suscité autant de livres et de débats.
- Côté sincère : la volonté de revenir aux sources, sans la tradition de l’Eglise.
- Côté malhonnête : c’est de commencer les recherches avec un préjugé négatif.
- La plupart des écrivains sur Jésus ont un compte à régler avec l’Eglise et avec Dieu.
Leur travail n’est pas celui d’un véritable historien mais d’un interprète de l’histoire. Ils nous dépeignent le Jésus qui convient à leurs opinions (ex. le bon vivant). Chacun voit son Jésus à sa porte, mais il y a peu d’honnêteté intellectuelle en cela.- Ces " historiens " fonctionnent en vase clos : ils ne citent que ceux qui soutiennent leurs conclusions et surtout partent du principe que le surnaturel (les miracles, l’existence même d’un monde invisible et spirituel) n’existe pas !
- Un exemple frappant est " le Séminaire pour Jésus " (Jesus Seminar en Californie)
Commençant en 1985, un groupe d’universitaires décida de se réunir 2 fois par an pour analyser une portion du N.T. et décider si oui ou non Jésus a bien dit ce qui est écrit. Les universitaires discutent le texte puis votent avec un ruban de couleur (le rouge : c’est de Jésus ; le rose : c’est approchant ; le gris : c’est peut-être de lui ; le noir : ce n’est pas de lui)- Leurs conclusions sont les suivantes : la plupart des paroles de Jésus en Jean ne seraient pas de Jésus, et 82% de ce qui est accrédité à Jésus dans le N.T. ne serait pas de lui.
- Ces universitaires qui pensent faire œuvre de science en coupant ainsi dans le texte, ont été critiqué par les chrétiens conservateurs (évidemment) mais aussi par d’autres universitaires.
- On leur reproche de partir avec des gros préjugés, de ne pas vraiment utiliser de méthode critique-historique fiable et de soutenir des conclusions très loin de l’histoire de Jésus.
- Leur vision de Jésus au départ était celle d’un philosophe cynique prêchant des idées nouvelles en Judée. L’un des critères de rejet des paroles attribuées à Jésus est l’élimination de tout discours sur le Royaume de Dieu et les temps à venir. Les preuves historiques, rappelait un universitaire de Californie, montrent plutôt qu’au 1er siècle tout le monde en Judée parlait du Messie et du Royaume à venir. Le Séminaire sur Jésus enseigne aussi que Jésus n’était pas célibataire, qu’il n’a jamais dit être le Messie, qu’il n’a recruté aucun disciple, et que son seul but était de parcourir la Galilée en mangeant, buvant et en discourant.
- Ce qui impressionne le public peu averti en général de ces faits, c’est l’aplomb et l’autorité avec lesquels les affirmations les plus fausses sont proférées. Quand un historien ou un écrivain d’histoire vous dit " L’Evangile ne dit rien sur le but de la venue sur terre de Jésus, en sacrifice pour la rédemption des péchés des hommes… "
- Ces affirmations gratuites révèlent la gêne de tous ces détracteurs du N.T.. Si Jésus est le Messie, s’il est le Fils de Dieu, s’il est venu nous sauver de nos péchés, alors ils sont perdus. Ils ont besoin de se dédouaner, de trouver des excuses pour ne pas croire.
- J’affirme pourtant qu’il existe un Jésus objectif, historique que l’on peut connaître.
- L’Enjeu est immense : si les Evangiles ne disent pas la vérité, si Jésus n’est pas le Messie, s’il n’est pas Dieu, si le christianisme est une religion inventée de toutes pièces, alors il faut tout jeter à la poubelle : la Bible, la foi, la loi de Dieu, etc.
- Les écrivains de la Bible affirment qu’ils ont parlé de la part de Dieu : s’ils ont menti, il n’y a rien dans la Bible qui soit vrai. Pas même les choses spirituelles.
- Ce sont les fondements de la foi qui sont attaqués : si Jésus n’est pas ce qu’il prétend être, si la Bible n’est pas la Parole de Dieu mais un recueil de mythes, alors il ne reste plus beaucoup d’espoir pour l’humanité.
- Certains diront : Si ! Il faut faire ce saut dans l’irrationnel, croire en Dieu, en Christ, en sachant qu’ils ne sont pas ceux qu’on imagine par la Bible.
- Mais la Bible est le seul livre religieux qui fait appel à l’histoire : le Coran ne parle d’histoire qu’en citant l’A.T.. Les Védas sont des mythes, et le bouddhisme ne prétend pas s’insérer dans l’histoire de l’homme.
- Mais Jésus et la Bible ont des prétentions énormes, qui dérangent ces savants agnostiques.
- A la fin de cet article, vous devrez prendre position devant Dieu : Jésus est-il le Sauveur, le Messie ?
- Depuis les apôtres jusqu’au XVIIIème siècle, personne n’a vraiment remis en doute l’inspiration et la véracité des Ecritures.
- Mais avec l’arrivée du rationalisme et les débuts de la science moderne, les savants ont pensé pouvoir attaquer la Bible.
- Les hostilités ont commencé avec la théorie de l’évolution initiée par C. Darwin : en expliquant l’origine du monde par le hasard d’une évolution progressive, Darwin coupait la Bible à sa base : la Genèse n’était qu’un mythe.
- Puis les attaques ont suivi, surtout en provenance de théologiens allemands dont les thèses sont reprises encore aujourd’hui. L’archéologie n’en était à ce moment qu’aux balbutiements. On ne savait rein, ou presque, des civilisations du passé.
- On a dit, en vrac : que l’histoire des patriarches et d’Israël était légendaire ; que Moïse n’avait certainement pas écrit le Pentateuque , d’autant que l’écriture n’existait pas à son époque ; que la description des égyptiens, des cananéens et des rois d’Israël (David, Salomon, etc.) était inventée de toutes pièces ; que le livre de Jonas était purement mythique, vu que la ville de Ninive était inconnue aux hommes modernes ; etc., etc.…
- Puis l’on s’est attaqué au N.T., à la " messianité " et à la divinité de Jésus, aux miracles et à la véracité du témoignage des Evangiles.
- Et puis Dieu s’est servi de la science archéologique (objective celle-là) pour démolir tous ces beaux arguments. La découverte des civilisations anciennes a confirmé tout l’A.T., et particulièrement la plus ancienne partie, l’histoire des patriarches. Ninive a été retrouvée, ainsi que des tablettes d’écriture sumérienne, bien antérieure à Moïse.
- Et puis, en 1948, la découverte des manuscrits de la mer Morte a bouleversé la Haute Critique. Elle venait encore confirmer l'exactitude des textes en notre possession.
- A la fin du siècle dernier, un théologien allemand de Tübingen appelé F.C. Baur, a déclaré partout que les évangiles dataient des années 130 et plus.
- Ils auraient donc été écrits par des chrétiens un siècle après les faits, ceux-ci se faisant passer pour les premiers disciples.
- Cette grave accusation a été accueillie avec joie par beaucoup car elle démolissait à elle seule tout le N.T.
- Les preuves internes au N.T. et externes (archéologiques) vont dans un sens opposé.
- Les 4 évangélistes racontent les faits comme ils les ont vus. Luc précise qu’il a interrogé les témoins " oculaires ". Jean écrit : " C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai… Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché concernant la Parole de vie… " Pierre a écrit : " Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. "
- La présence de 4 évangiles se complémentant et se confirmant est une des preuves les plus extraordinaires de leur inspiration. Les apparentes disparités se résolvent avec un peu de recherche. Leur unité est unique et miraculeuse. Et cette unité peut s’appliquer à toute la Bible. René Pache, auteur et fondateur-professeur de l’Ecole Biblique Emmaüs en Suisse, écrivait : " Les quelques 45 auteurs humains du texte sacré présentent la plus grande variété ; on trouve parmi eux des bergers, des rois, des scribes, etc…. Pourtant, on constate avec étonnement la prodigieuse unité d’inspiration de toute la Bible, visible dans son message, sa doctrine, sa structure même… D’où peut bien provenir une telle unité de vision, de structure, de message, de doctrine, malgré les siècles et les instruments nombreux nécessaires à sa rédaction ? A cette question, une réponse s’impose : en réalité, l’écriture n’a qu’un seul auteur, le Saint-Esprit. "
- Les manuscrits de la mer morte ont apporté au texte biblique ses plus belles confirmations. On a retrouvé dans les grottes de Qumran des copies des évangiles de Luc et Marc. Or, ces manuscrits n’ont pu être déposés là après 70, date de la destruction de Jérusalem par les armées romaines.
- Un papyrologue de renommée internationale, le Pr Carsten THIEDE pense avoir apporté les preuves déterminantes de la précocité des Evangiles : il a d’abord daté un fragment de Marc de la grotte 7 de Qumran de 50 après J.C. Puis il a retrouvé à Oxford un ancien manuscrit de Matthieu que l’on datait de la fin du 2è siècle (Transparent). Thiede est un des rares hommes à avoir étudier les 98 seuls papyrus des trois premiers siècles de notre ère. Il a établit une date plus récente, autour de 5O. L’original serait donc encore plus récent, peut-être peu après la crucifixion et la résurrection de Jésus. Cela réduit considérablement l’espace entre la mort de Christ et la rédaction de cet évangile par Matthieu !
- L’archéologie a abondamment confirmé la véracité historique de l’Evangile selon Luc et du Livre des Actes, qui fourmillent de données de l’époque. Luc, l’auteur de ces deux livres, n’était pas un affabulateur. Nous verrons plus tard le témoignage d’un éminent archéologue biblique à ce sujet.
- Les écrits des premiers chrétiens citent très tôt les Evangiles. Clément de Rome, dans sa Lettre aux chrétiens de Corinthe (96 après J.C.) cite abondamment le N.T.. La Didache (enseignement des apôtres) et la Lettre de Barnabas, qui datent de la même époque (autour de 100) et proviennent de lieux différents, citent les Evangiles, les Actes et plusieurs épîtres en leur attribuant l’autorité divine.
- En conclusion, les Evangiles ont été écrits par des témoins oculaires et peu de temps après les faits. Ils sont fiables parce qu’ils ne contredisent pas le reste de la Révélation et parce que l’archéologie confirme leurs allusions historiques (titres, noms propres et noms de lieux).
- Une première précision. Tout le monde sait maintenant que Jésus n’est pas né en l’an zéro (cette erreur étant due au moine Denys) mais quelque temps avant -4 (date de la mort du roi Hérode).
- Cette question, apparemment anodine, est soulevée par de nombreux critiques du N.T.. Elle est plus importante qu’il n’y paraît car le prophète Michée, au VIIIème siècle avant JC, avait prophétisé que le Messie viendrait de Bethléem.
- L’argument principal est le suivant : Luc écrit ceci : " En ce temps-là, parut un édit de César Auguste ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. "
- Le problème, c’est que Quirinus a été gouverneur de Syrie entre 6 et 9 après JC. Or, Jésus est né vers 4 ou 5 avant JC. Luc s’est-il trompé ? Jacques Duquesne met carrément en doute le fait qu’il y ait jamais eu un recensement et que la famille de Jésus se soit rendue à Bethléem. Il ajoute que Jésus était toujours appelé " de Nazareth " et non de Bethléem.
- Devant ces allégations, 2 possibilités : faire confiance à l’inspiration de Dieu envers Luc et se dire qu’il y a une explication que nous connaîtrons un jour ; ou bien mettre en doute l’inspiration et affirmer que Luc s’est lamentablement trompé. Je choisis la première.
- L’archéologie est venue à l’aide de Luc. On a retrouvé près de Tivoli en 1764 un fragment de marbre portant cette inscription incomplète en latin. L’inscription détaille la carrière d’un notable romain qui vivait au temps du César Auguste (celui du recensement). Cet honorable romain a conquis une nation et fut récompensé de deux Supplicationes et de l’Ornamenta Triumphalia, honneurs très élevés. Il parada en général triomphant portant le sceptre d’ivoire sur son char de vainqueur. Il fut proconsul en Asie et fut deux fois légat de Rome en Syrie pendant le règne de César Auguste. Les plus hautes sommités en matière d’histoire romaine sont toutes d’accord pour dire qu’il s’agit de la carrière du brillant Publius Sulpicius Quirinus. Notre homme aurait donc été 2 fois représentant de Rome en Syrie. La 2ème fois entre 6 et 9 après JC et la première fois, à en croire Luc, autour de la naissance de Christ (6 à 4 avant JC). Mais il y a un problème : l’histoire ne connaît que 2 gouverneurs en Syrie au temps de la naissance de Jésus : Sentius Saturninus (de 9 à 7 avant JC) et Quinctilius Varus (de 7 à 4 avant JC). L’archéologue anglais William Ramsay a émis la possibilité suivante : sachant que Quirinus est connu pour avoir combattu la tribu des Homonadois en Syrie (pour venger le roi Amyntas allié de Rome), il aurait très bien pu être envoyé en Syrie pour une opération militaire de grande envergure (il était spécialiste de la Syrie) tandis que Saturninus ou Varus gouvernait les affaires civiles. Il faut savoir que la Palestine était une province syrienne à cette époque. Un cas similaire se retrouve plus tard lorsque Mucianus gouvernait la Syrie et que Vespasien conduisit en même temps une guerre contre la Palestine. Or, on sait que Vespasien, légat du César Néron, avait le même titre officiel que Mucianus, Legatus Augusti pro praetore. Il est donc probable que Quirinus, en tant que gouverneur militaire aux côtés de Saturninus ou Varus, ait géré le recensement de Palestine. On a eu également la preuve que César Auguste avait ordonné plusieurs recensements pendant son règne. Les mots de Luc le confirment : il parle du premier recensement.
- Les critiques affirment avec aplomb que Jésus n’a jamais affirmé être le Messie, et encore moins être Dieu. Comment peuvent-ils dire une chose pareille quand les Evangiles relatent les déclarations claires de Jésus sur ces questions ?
- Quelques exemples : Matthieu 16 : 16 " Qui dîtes-vous que je suis ? Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui dit : tu es heureux, Simon… " Marc 14 : 61-62 " Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis. " On notera également que le chef d’accusation du Sanhédrin devant Pilate était celui-ci : " Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César et se disant lui-même Christ, roi. Pilate l’interrogea en ces termes : Es-tu le roi des juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis. ". Les ennemis de Jésus, encore, nous rendent témoignage (bien involontairement) de ses prétentions : " Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, qui es homme, tu te fais Dieu. " Ils avaient donc compris que Jésus affirmait être l'incarnation de Dieu.
- Jean 10 : 30 " Moi et le Père, nous sommes un " (mot neutre en grec impliquant une unité d’essence et pas seulement une union). Jean 14 : 8-9 " Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. Jésus répondit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m’as pas connu, Philippe. Celui qui m’a vu a vu le Père. " Jean 8 : 58 " Avant qu’Abraham fut, je suis ".
- Il reste aussi à citer toutes les affirmations des Epitres du N.T. concernant Jésus, dont le nom est indissociablement lié à Christ, et sur sa divinité.
- Jacques Duquesne, encore, affirme à plusieurs reprises que Jésus n’est pas venu mourir pour racheter les hommes de leurs péchés. Il explique que cette idée a été rajoutée plus tard par les disciples. Il affirme que les Evangiles ne parlent pas de cette question. Soit il est aveugle physiquement, soit il est aveugle spirituellement, ce qui est plus grave.
- Matthieu 1 : 21 " …C’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. " Marc 8 : 31 " Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup… qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour. " Marc 10 : 45 " Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon de beaucoup. " Matthieu 26 : 28 " Ceci est mon sang qui est répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés. "
- Cette idée de sacrifice pour les péchés prend son origine dans l’A.T.. L’homme ne peut pas payer pour ses propres péchés, car il en a trop fait. Dieu a donc décidé de prendre un corps d’homme et de payer à notre place. Esaïe, par exemple, 700 ans avant JC annonçait le sacrifice du Messie, sans que les disciples de Jésus aient pu intervenir pour trafiquer ce texte : " Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités et le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris… L’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. "
- C’est évidemment une question essentielle. La résurrection fait de Jésus un être totalement à part. Les fondateurs de religion sont tous morts et enterrés, ce qui prouve qu’ils n’étaient que des hommes (ce qu’ils n’ont jamais nié, d’ailleurs). Mais Jésus a dit qu’il était Dieu, le Fils unique de Dieu, le Messie, et a prophétisé de son vivant qu’il ressusciterait le troisième jour.
- Si Jésus n’est pas vraiment ressuscité, la foi chrétienne est une absurdité, une illusion terrible qui fait vivre des millions d’individus dans une fausse espérance. L’apôtre Paul l’a très bien dit : " Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ tandis qu’il ne l’aurait pas fait… Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés… ".
- Les historiens et les théologiens rationalistes ne pouvant pas croire, par définition, à un miracle, nient en bloc la résurrection. Ils doivent donc trouver une explication qui tienne debout. Plusieurs idées ressortent : on a volé son corps ; il n’était pas vraiment mort mais drogué ; les femmes se sont trompé de tombeau ; les disciples ont été victimes d’hallucinations.
- Je ne peux développer chaque point mais j’y répondrai succinctement :
1°) il est impossible que des disciples apeurés et découragés puisse avoir affronté et vaincu une garde romaine (composée de 1à à 32 soldats aguerris) dont chaque membre risquait le cirque si le corps disparaissait.
2°) La mort clinique de Jésus est attestée par un détail : le centurion romain a vérifié lui-même que Jésus était mort en transperçant son cœur d’une lance. Du sang et de l’eau étant sortis, il ne fait aucun doute qu’il était mort.
3°) Les femmes n’ont pas pu se tromper de tombeau pour deux raisons majeures : elles accompagnèrent Joseph portant le corps de Jésus et ne pouvaient rater ce tombeau tout neuf où l’on y déposa leur Sauveur.
4°) Les psychiatres vous expliqueront mieux que moi-même le fait qu’une hallucination peut arriver sous certaines conditions : elle est uniquement visuelle (et non tactile) et n’arrive que dans la répétition de conditions particulières. Or, Jésus est apparu à de nombreuses reprises, pendant quarante jours, à des individus comme à des groupes, à des disciples plutôt incrédules, parfois dehors, parfois dans une maison. Surtout, les disciples ont pu le toucher et l’entendre, ce qui exclut toute hallucination.
- Mais le plus étonnant sur la résurrection de Jésus, c’est que personne, à l’époque des faits, n’a jamais élevé la voix pour démentir ce miracle tout à fait extraordinaire. Quand Pierre, à Jérusalem 50 jours après la mort de Christ, a prêché la résurrection de Jésus de Nazareth, les autres juifs l’ont cru et aucun ne s’est leur témoignage rendu à la résurrection de Jésus. Meurt-on pour un mensonge ?insurgé contre cette affirmation. Il eut pourtant été assez facile pour le Sanhédrin ou pour les autorités romaines de retrouver le corps ou de faire parler les disciples. De plus, les apôtres sont tous morts en martyrs pour leur foi en la résurrection.
- Près des grottes de Qumran, dans le désert au bord de la mer Morte, on retrouva en 1951 les ruines du Quirbeth Qumran comportant un bâtiment communautaire avec un système d’irrigation et de bains individuels, une salle d’écriture, une salle à manger, des chambres et, plus loin, un cimetière d’ossements d’hommes, de femmes et d’enfants. (Transparents)
- De nombreux reportages télévisés sur les Esséniens ont voulu démontrer que Jésus n’était qu’un essénien que l’on a fait passer pour le Messie.
- Une fois encore, une présentation biaisée et incomplète des faits sur les Esséniens et sur Jésus a servi d’appui à cette conclusion. Il n’y a là rien de scientifique.
- Après la découverte du site de Qumran (un monastère et un cimetière), l’éminent professeur de la Sorbonne André Dupont-Sommer émit la conclusion suivante : " Le christianisme est lié à l’essénisme par ses croyances et par ses rites et par la relation entre Jésus et un mystérieux Maître de Justice, chef de la secte de Qumran qui serait mort martyr sous le grand prêtre Hyrcan II, vers 64 avant JC… " Puis, encore : " L’église chrétienne s’enracine, à un degré que nul n’aurait soupçonné dans la secte juive essénienne. "
Au-delà du sensationnalisme de la découverte, quels sont les faits ?
- On connaissait les esséniens bien avant de découvrir Qumran. Cette secte qui n’a pas compté plus de quatre mille membres en tout, est apparu aux alentours de 100 avant JC et a disparu en 70 avec la destruction de Jérusalem (ce qui prouve que les manuscrits cachés dans les grottes alentours ne peuvent être qu’antérieurs à 70). Plusieurs ont attribué ses pratiques et ses enseignements à l’influence zoroastrienne très présente en ces régions à cette époque.
- Les esséniens, par leurs pratiques et leurs doctrines ont beaucoup de différences avec les disciples de Jésus : ils vivaient reclus, en communauté, ne se mariaient pas, se baignaient rituellement 2 fois par jour, juraient de ne jamais se mêler aux autres juifs, s’abstenaient de vin, d’huile et de viande, pratiquaient un ascétisme rigoureux, se divisaient en quatre grades qui ne se mêlaient pas.
- Si l’on examine les enseignements et les pratiques de Jésus et des disciples, on n’y trouve aucun point commun : ils allaient de villes en villages, ne restaient pas toujours ensemble, étaient mariés pour certains, ne parlaient pas de bain purificateur régulier mais d’un baptême de disciple, se mêlaient à la société du moment (publicains, pharisiens, etc.), ne pratiquaient pas l’ascétisme, et prônaient l’égalité entre eux.
- Certains insistent néanmoins à trouver des ressemblances. Ils parlent de Jean le Baptiste qui vivait dans le désert et l’ascèse et qui prêchait la venue du Messie. Mais les esséniens ne prêchaient pas. C’est vrai que les écrits retrouvés dans les grottes parlent de fin du monde et du Messie, mais les autres découvertes archéologiques confirment que la Judée toute entière était en effervescence et attendait le Messie d’un moment à l’autre à cette époque. Jésus n’a pas prêché la fin du monde, mais le jugement de Jérusalem et la destruction du Temple, ce qui arriva plus de quarante après sa prophétie. La similarité entre un manuscrit et les béatitudes de Matthieu 5 n’est pas étonnante. Deux explications sont possibles : 1°) ce manuscrit a été écrit après la venue de Jésus-Christ, copiant ses paroles. 2°) ce manuscrit a été écrit avant et Jésus l’a volontairement cité en partie pour montrer qu’il venait confirmer en sa personne la soif de justice et de vérité des hommes de son temps.
- Il faut aussi faire une remarque qui a son importance : aucun manuscrit retrouvé dans les grottes de Qumran ne mentionne le nom Essénien. La mention du Maître de Justice ne se trouve sur aucun manuscrit de Qumran, mais sur un manuscrit en papier découvert au Caire et qui, plus vraisemblablement, appartiendrait à une secte juive du Xème ou XIIème siècle. Les Esséniens, selon ce que Philon d’Alexandrie ou Flavius Josèphe nous en disent, ne parlaient pas d’un Maître de Justice. Ils étaient sous les ordres d’un chef de communauté qui avait de grands pouvoirs, mais c’est tout.
- En toute logique, il n’y a que cinq possibilités d’explication sur Jésus :
1°) Jésus n’a jamais existé que dans l’imagination des " apôtres ".
2°) Il était un simple philosophe qu’on a changé en Messie ;
3°) Il était un faux messie, un habile imposteur qui voulait fonder une nouvelle religion.
4°) Il était un illuminé, en plein délire mystique, qui a impressionné des personnes crédules.
5) Il était le Messie, Dieu incarné, comme toute la Bible en témoigne.
Réponses :
1°) Aucun historien digne de ce nom, même les plus féroces, n’a jamais pu mettre en doute l’existence de Jésus. Le témoignage d’historiens romains de son époque et les centaines de preuves concordantes sont irréfutables. On est plus sûr de l’existence de Christ que de celle de Jules César !
2°) Jésus, un philosophe cynique dont on aurait embelli la vie ? Il n’existe aucun témoignage historique qu’il y ait jamais eu un philosophe cynique juif en Judée qui prêchait le Royaume de Dieu. Les philosophes étaient pratiquement tous grecs. De plus, les disciples d’un philosophe honoraient leur maître en propageant sa philosophie, mais pas en faisant de lui un Dieu. Les enseignements et les actions de Jésus sont purement juifs et inscrits dans le cadre de l’A.T.. Ils n’ont rien à voir avec ceux des philosophes païens. Si l’on devait enlever tout ce qui, dans les discours rapportés de Jésus, est religieux ou ayant trait à Dieu, il ne resterait plus rien ! Jacques Duquesne résume ainsi l’enseignement de Jésus : " Il y a, je crois, deux messages de Jésus : d’abord, aimez même vos ennemis. Une parole qu’il est le seul à dire et qui ne va pas de soi. Elle signifie, par exemple, aimez Hitler !… Deuxième message : Dieu n’est pas quelqu’un qui peut tout, sait tout, comptabilise tout. Dieu, c’est le père du fils prodigue : quand son fils revient, il ne lui dit rien sur ses bêtises, il dit " Faisons la fête ". S’il est vrai que Jésus a enseigné ses disciples à aimer jusqu’à leurs ennemis, son premier message était : " Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche. " S’il est vrai que Jésus a parlé de l’amour de Dieu qui veut sauver le pécheur (repentant), il a aussi beaucoup parlé du jugement éternel qui attend le pécheur impénitent.
Un philosophe n’est pas sans défaut. C’est un homme comme les autres qui, bien que disant des choses parfois justes, n’agit pas toujours au niveau des ses paroles. Ce n’est pas le cas pour Jésus. Il était sans défaut et ses pires adversaires n’ont pu trouver en lui la moindre once de péché même quand il les a mis au défi de le faire. Il a pardonné à ses ennemis, vécut dans une pureté d’âme et de corps irréprochables, pratiqué la justice et l’amour sans excès.
Non, Jésus était plus qu’un philosophe. Il était plus qu’un homme comme vous et moi.
3°) Jésus, un imposteur ? Si oui, il aurait agi pour un gain terrestre : le pouvoir, l’argent, la gloire. Or, non seulement n’a-t-il rien obtenu de tout cela, mais encore l’a-t-il refusé quand on les lui offrait sur un plateau ! Quand on voulut le faire roi, il refusa sèchement ; quand il aurait pu être adulé des foules par ses miracles, il a faire fuir les gens en plaçant la barre de la justice très haut ; quand il aurait pu s’enrichir de mille manières (en recevant des dons ou en monnayant ses miracles), il n’avait pas un endroit où reposer sa tête ; quand il aurait pu abuser de son autorité et être servi et adulé par tous et toutes, il s’est fait serviteur et s’est abaissé au plus bas point ; quand, enfin, il aurait pu échapper facilement à la mort cruelle par crucifiement en niant être le Messie devant un Pilate prêt à le relâcher, il persista jusqu’à la mort.
Non, il ne pouvait être non plus un imposteur.
4°) Jésus, un illuminé atteint de délire mystique ? Il s’agirait, selon cette hypothèse, d’un déséquilibré atteint de mégalomanie. Aucun historien sérieux ne peut soutenir cette thèse. Le délire d’un fou se révèle dans ses discours et dans ses actes. Or, Jésus manifeste au contraire un équilibre parfait, une maîtrise absolue de lui-même et de ses paroles. Il est le contraire d’un égocentrique, s’occupant toujours des autres. Il reste serein dans les moments les plus injustes de son procès. Il se laisse insulter, gifler, maltraiter et moquer sans broncher. Il révèle une telle dignité devant l’injustice commise envers lui que l’idée qu’il soit un illuminé disparaît d’elle-même.
5°) Il nous reste alors la dernière solution. C’est celle qui s’accorde le plus avec le récit des Evangiles, avec l’impact de Jésus sur l’histoire de l’humanité et dans la vie des hommes et des femmes de ce monde. Il est né, miraculeusement, il a parlé comme nul homme, il a agi comme nul homme n’aurait agi, il est mort comme personne et il est ressuscité comme personne. Oui, il est le Fils de Dieu, le Sauveur promis, le Fils du Dieu vivant.
- Des sceptiques comme J. Duquesne insinuent dans leurs ouvrages que Jésus aurait inventé le christianisme et que les apôtres ont, tant bien que mal, poursuivi son œuvre, en tâtonnant parfois.
- Rien n’est plus faux. Jésus n’a rien inventé : il est l’accomplissement vivant de centaines de prophéties inscrites dans l’A.T. des siècles auparavant. Je ne peux vous les citer par manque de temps. Mais Jésus correspond exactement au Messie annoncé par les prophètes, à une exception près : il n’a pas encore établi son règne glorieux à Jérusalem. Cela arrivera néanmoins comme Dieu l’a annoncé.
- Les apôtres n’ont pas du tout tâtonné, au contraire ! Leurs écrits présentent une unité dans la diversité qui est miraculeuse et qui prouve encore une fois l’inspiration du N.T. par le Saint-Esprit. Ils ne se contredisent pas et affirment les doctrines avec autorité et bon sens, en citant abondamment l’A.T. pour corroborer leurs dires.
- Je voudrais maintenant mentionner des chercheurs sincères qui ont étudié la personne de Jésus d’un point de vue historique.
- Tout d’abord, le général Lew Wallace, l’auteur du livre Ben Hur. Dans un train traversant les Etats-Unis, il voyageait avec le colonel Ingersoll, un athée notoire qui, en voyant les clochers des églises défiler sans cesse, " prophétisa " qu’ils disparaîtraient bientôt dans l’anéantissement du christianisme. Il mit Lew Wallace au défi d’écrire un livre démontant point par point les erreurs et les mensonges du Nouveau Testament. Wallace n’avait jamais vraiment réfléchi sur Dieu, sur Jésus et sur les choses spirituelles. Il se mit à lire la Bible sérieusement et à étudier toute l’histoire relative à celle-ci. Quand il commença à rédiger sa vie de Christ à travers l’histoire du personnage de Ben Hur, Wallace était un autre homme. Sa recherche sincère l’avait amené à cette conclusion : Jésus est vraiment le Fils de Dieu !
- L’autre homme dont j’aimerais parler est l’archéologue anglais Sir William Ramsay. Convaincu par les thèses de M. Baur à Tübingen sur les inexactitudes historiques des Evangiles, Ramsay partit au Moyen-Orient pour en ramasser les preuves archéologiques. Il revint en ayant la conviction que les Evangiles étaient exacts et que Jésus y était fidèlement dépeint. Voici son témoignage : " Je puis déclarer avoir conduit mes investigations sans préjugés en faveur des conclusions que j’essaierai de justifier devant mes lecteurs. Au contraire, j’ai entrepris mon étude dans un état d’esprit qui était peu favorables à celles-ci., car la théorie de Tübingen m’avait franchement convaincu. J’ai du reconnaître l’autorité du Livre des Actes sur le plan de la topographie, des données antiques et de la société de l’Asie mineure. Petit à petit, j’ai eu le sentiment que, jusque dans ses détails, le récit exposait la vérité. " Il a aussi étudié les détails historiques de l’Evangile de Luc et les a tous confirmés. Il devint par la suite un véritable défenseur et prédicateur de la véracité du Nouveau Testament.
- Et vous ? Sans être historien ni archéologue, qu’allez-vous conclure ? Ce que vous conclurez décidera de votre sort éternel. Le Seigneur Jésus-Christ a dit : " Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. " " Ma doctrine n’est pas de moi mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine vient de Dieu ou si je parle de mon propre chef. "
- Je comprends les historiens qui, en étudiant l’histoire de l’église et, en particulier celle de l’église de Rome, y voient plus un système de pouvoir humain qu’une religion inspirée par Dieu. Mais il ne faut pas confondre le christianisme du Ier siècle et celui des IIème et IIIème siècles où, déjà, apparaissent des déformations de l’enseignement originel des apôtres.
- Si l’on veut retrouver le vrai Jésus, il faut le chercher dans la Bible et non dans nos propres préjugés, qu’ils soient catholiques ou rationalistes ou athées.
- La foi n’a pas besoin de tant de preuves pour s’engager dans la personne de Jésus-Christ. Néanmoins, la foi chrétienne a cela d’unique qu’elle a des bases historiques que n’ont pas les autres religions mis à part le judaïsme de l’A.T.. Elle n’est pas un saut dans la mythologie, l’irrationnel et l’irréel, mais elle s’appuie sur un personnage historique, une révélation dans l’histoire (la Bible) .
- Si l'on est sincère, on ne peut plus dire "Je ne peux pas croire", mais il faut avouer : "Je ne veux pas croire". Il y a, en effet, assez de preuves pour croire que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'il est encore vivant aujourd'hui.
- Pourquoi tout le monde ne croit-il pas en Jésus-Christ? Parce que tout le monde ne veut pas être purifié de ses péchés et vivre en communion avec Dieu.
- Moi-même qui vous parle, j’étais devenu un athée en rejetant le mauvais témoignage de l’église de Rome. J’étais un pécheur heureux de l’être, aimant le plaisir plus que Dieu, cherchant à satisfaire immédiatement mes passions les plus viles. Puis Dieu s’est mis sur ma route à travers Sa Parole, la Bible. En la considérant, j’ai vu qu’elle était la vérité, qu’elle disait vrai sur ce que j’étais vraiment. En lisant l’histoire de Jésus et ses paroles, cela devint encore plus flagrant. Et j'ai donné mon cœur à Jésus-Christ qui a transformé ma vie.