Cette lumière était la véritable lumière, 

qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, 

et le monde ne l'a point connue.

Elle est venue chez les siens, 

et les siens ne l'ont point reçue. (Jean 1:9-11)

 

Dans ces versets de l’Évangile selon Jean, nous apprenons que Jésus est la Parole, qu’il est à l’origine de toutes choses et qu’il est la lumière venant éclairer le monde.

Jésus n’était pas "un homme éclairé", il est La Lumière.

Jésus n’était pas un homme près de Dieu, il est l’Incarnation de Dieu, Dieu en chair, Dieu fait homme.

Jésus n’était pas "rempli de l’esprit christique", il est Le Messie.

Jésus n’est pas venu nous montrer le chemin, il est Le Chemin, La Vérité et La Vie.

Nous avons lu que Jésus était "la véritable lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme." Il n’est donc pas venu pour ceux de son époque uniquement, mais pour tout homme ! Nous sommes donc impliqués dans cette parole.

Rejeté depuis sa Naissance

Quand il est devenu un homme, le Seigneur Jésus-Christ a reçu un mauvais accueil de la majorité des hommes.

Marie et Joseph l’ont accepté de tout cœur, mais dès l’accouchement, les ennuis commencèrent : "Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie." (Luc 2:6-7)

Pas de place pour le Fils de Dieu, pour le Roi des Rois, pour le Messie, pour le Sauveur ! Non seulement Jésus n’est pas né dans un palais (et on voit là l’abaissement du Fils de Dieu), mais même dans l’hôtellerie du coin, il n’y avait pas de place pour lui ! Un de nos cantiques dit :

" Sais-tu que je suis né pour toi, Que pour toi j’ai donné ma vie ?

Ton cœur est-il l’hôtellerie, Sans place même pour ton roi ?

Voici, je me tiens à la porte, Je suis ton maître et ton Sauveur,

C’est le bonheur que je t’apporte, Ne veux-tu pas m’ouvrir ton cœur ? "

Puis quand il naît, combien sont là pour accueillir le roi des rois ? Des foules entières ? des princes ? Point. On n’y trouve que Joseph, Marie et des bergers (Luc 2:15-16). Le huitième jour, au moment de circoncire Jésus au Temple, ce sont deux vieillards qui viendront accueillir Jésus, Siméon et Anne, qui avaient reçu la promesse de Dieu qu’ils verraient le Messie de leur vivant (Luc 2:25, 36-38). Deux ans plus tard, ce sont les mages d’orient qui rendent visite au Sauveur : "Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe." (Matthieu 2:11) 

Ce sont donc des dignitaires étrangers qui rendent hommage au Fils de Dieu ! L’or symbolise la royauté ; l’encens était un parfum utilisé au Temple et symbolise la bonne odeur de Christ aux yeux de Dieu. La myrrhe venait d’un arbre et se présentait sous forme d’huile que l’on versait sur les prêtres et les rois pour les consacrer. Mais le roi de Judée, Hérode, comment accueille-t-il le Messie ? Il ordonne que l’on assassine sur-le-champ tous les enfants de deux ans et en-dessous (Matthieu 2:16). Hérode savait que ce bébé pouvait menacer son pouvoir en régnant sur Israël.

Pourquoi ce massacre ? Que lui avait fait ce bébé pour vouloir l’éliminer aussi cruellement ?

Rejeté jusqu’à sa Mort

Jésus devient un homme et commence son ministère qui durera trois ans. Là, il ne fait que du bien. Il guérit, écoute, délivre, pardonne, sauve, instruit. Il est humble, compatissant, miséricordieux, mais aussi juste et ferme devant les pratiques honteuses du Temple. La Bible dit qu’ "il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." (Hébreux 4:15)

Qui peut en vouloir à un homme humble, bon, qui ne fait que du bien, qui guérit les corps et les âmes et qui ne commet aucune faute, ni en parole, ni en pensée, ni en actes ? Et pourtant, les chefs religieux vont le poursuivre de leurs sarcasmes et de leur jalousie. A plusieurs reprises, ils tenteront d’assassiner Jésus : "Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue." (Jean 7:30)

Finalement, c’est un des proches de Jésus, Judas l’Iscariote, qui acceptera de trahir pour quelques pièces. Dénoncé par son propre ami, Jésus est arrêté et condamné injustement, pour des motifs contradictoires. Jésus ne cherche pas à se défendre particulièrement. Amené devant les autorités romaines, il a toutes les chances d’échapper à ses bourreaux. Pilate ne voit aucun mal en lui, même sa femme a vu en songe que Jésus était "un juste" (Matthieu 27:19, 24). Pilate propose de relâcher Jésus et de condamner à mort Barabbas, un meurtrier coupable de sédition. Pilate demande à la foule nombreuse : "Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs?"(Marc 15:12-13) Et là, comme prise d’un vent de haine, la foule se met soudain à vociférer, à hurler : "Crucifie-le ! Crucifie-le !"

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi désirer la mort d’un juste ? Pourquoi trahir celui qui n’avait fait que du bien ?

Trois jours après sa mort, le Seigneur Jésus ressuscite et se montre à de nombreux disciples pendant 40 jours. Il les envoie vers le monde en leur demandant d’annoncer partout la Bonne Nouvelle. Très vite, ce sont les représentants de Jésus ressuscité qui sont persécutés. Des milliers de juifs et de païens ont cru en Jésus et les autorités juives et romaines craignent pour leur pouvoir. La haine continue et se perpétra tout au long des siècles envers ceux qui aiment Jésus et proclament sa parole.

Rejeté à notre époque ?

Et aujourd’hui ? Si Jésus venait parmi nous, quel accueil lui serait donc réservé ?

Le Président lui rendrait-il honneur ? Les prélats plieraient-ils le genou devant Lui ? Je crains que le même accueil qu’à sa naissance ne lui serait réservé. Qui est le roi de Noël en occident ? Jésus ? Non, c’est le Père Noël. Dans une école maternelle, j’ai pu demander aux enfants ce qu’on fêtait à Noël. Sur vingt enfants, aucun n’a mentionné la naissance de Jésus. Plusieurs ont dit : " Noël, c’est l’anniversaire du Père Noël ! "

Jésus dérange. Pourquoi ? Avez-vous remarqué que l’on parle facilement de Dieu, mais beaucoup moins de Jésus-Christ ? Et pourtant, Jésus n’était-il pas extraordinaire, parfait, équilibré, aimant ? Comment se fait-il que Coluche soit plus aimé que Jésus ? Parce que Jésus-Christ, par ce qu’il est et par ce qu’il a dit, nous dérange très profondément. Il est la lumière qui éclaire tout homme. Sur quoi ? Sur notre véritable condition. Pas notre condition sociale, mais sur notre condition spirituelle.

La vraie consolation de Noël se trouve dans le pardon de nos péchés par Dieu.

Le vrai cadeau de Noël, c’est le salut en Jésus-Christ.

Beaucoup disent, sans réfléchir : " Mais que fait Dieu ?… " Dieu est venu, il a donné sa vie pour nous, il y a 2000 ans. Mais attention : les juifs attendaient quelqu’un qui les délivre du joug romain, de la pauvreté, de la maladie et de la honte d’être un peuple dominé. Mais Jésus n’est pas venu pour cela. Il est venu les sauver d’un autre empire, pire que l’empire Romain : "Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'Empire du Péché…" (Romains 3:9) Voilà ce qui cause nos angoisses, ce qui motive nos folies, ce qui provoque le mal.

Mais ce qui est plus dérangeant encore, c’est que Jésus n’est pas venu régler la vie de pays entiers mais d’individus. Vous, moi… Il n’est pas venu éclairer seulement des criminels, des tortionnaires et des voleurs, mais tout homme. Encore vous, encore moi… Jésus-Christ s’adresse à chacun de nous, il veut éclairer les coins les plus sombres de notre âme et nous amener à nous repentir de nos fautes. Sans repentance de notre part, nous ne pourrons trouver aucune consolation : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde." (Proverbes 28:13)

La lumière possède cette caractéristique étonnante : elle n’est pas salie par ce qu’elle touche. Un rai de lumière qui pénètre dans une pièce remplie de vermine ne sera pas contaminé. De la même façon, le Seigneur Jésus éclaire la vermine que contient notre cœur et il peut la purifier en un instant. Deux exemples des Évangiles appuient cette vérité : celui de l’homme possédé qui vivait nu dans les tombes, se meurtrissait avec des pierres et qui était doué, par les démons en lui, d’une force surhumaine (voir Marc 5). Dois-je le préciser : c’est le genre d’individu que personne ne veut voir, que l’on considère plutôt comme une bête que comme un être humain. Jésus vint le voir et l’homme tomba à ses genoux. Jésus dit : "Sors de cet homme, esprit impur !" et l’homme fut délivré instantanément. Il se retrouva vêtu et dans son bon sens et demanda à Jésus la permission de l’accompagner.

L’autre exemple, moins spectaculaire en apparence, mais pourtant plus extraordinaire, est celui de Zachée (voir Luc 19). Zachée était un juif receveur des impôts pour le compte des romains. A cette époque, les receveurs vivaient de pots-de-vin et d’extorsion. On les appelait "les Publicains" et le peuple les haïssait. Ce Zachée était très riche mais, semble-t-il, malheureux. Lorsque Jésus passa par son village, Zachée monta sur un arbre pour le voir. Jésus s’arrêta en bas de l’arbre et dit à Zachée : "Zachée, il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison." Zachée le fit donc entrer chez lui. La Bible ne rapporte pas la conversation entre Jésus et Zachée, ni le temps que Jésus est resté chez son hôte peu recommandable. Ce qu’elle décrit, par contre, c’est la transformation complète de Zachée quand Jésus le quitte : "Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple." (Luc 19:8) Remarquez : il appelle Jésus "Seigneur". Il a donc cru en Lui. Mais il ne s’arrête pas à de belles paroles. C’est un autre homme que nous voyons là ! Celui qui extorquait l’argent aux autres, qui vivait seul, égoïstement, se met à distribuer ses biens aux pauvres ! Que lui est-il arrivé ? Jésus nous le dit : "Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison…" (Luc 19:9)

Le salut est-il entré dans votre maison ? Jésus est-il entré dans votre cœur ? Votre cœur serait-il l’hôtellerie, sans place pour Jésus ?

Croyez-vous que Jésus-Christ puisse vous pardonner, vous sauver et vous transformer comme le démoniaque ou comme Zachée ? Il est vivant et peut le faire maintenant, si vous Lui demandez d’entrer dans votre cœur pour y mettre sa lumière et son salut.

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