Il existe deux modèles des origines, deux paradigmes qui expliquent l'univers : la théorie de l'Evolution et le récit biblique de la Création.
Avant de les décrire et de les comparer, j'aimerais préciser que selon le modèle que vous adoptez, votre conception de l'homme et de la vie sera différente.
-- > Si je crois en l'Evolution, je suis le fruit du hasard, je suis une poussière dans l'histoire de l'univers, je suis un cousin évolué du chimpanzé et tout ce que je fais est finalement guidé par mon instinct. Je crois en la survie des plus forts, ce qu'on pourrait appeler vulgairement "la loi de la jungle" où il n'existe ni miséricorde ni aide envers les faibles. Ma vie n'a pas d'origine voulue, elle n'a pas d'autre sens que de survivre à un milieu hostile, et n'a pas de but final. Elle se terminera avec la mort, brutalement et sans espoir d'une autre vie. Je croirai aussi que certaines races sont plus évoluées que d'autres (celles qui survivent le mieux), que le Bien et le Mal sont une invention des hommes et que la seule loi est celle de la survie.
On peut dire que nos sociétés sont de plus en plus imprégnées par cette conception de l'existence. La loi du plus fort en laisse beaucoup sur le carreau et tolère des actions criminelles et cruelles puisqu'elle elle est amorale. Fort heureusement, nos sociétés ont gardé quelques traits en provenance du ... christianisme, c'est-à-dire la grâce, la miséricorde, la solidarité, l'amour, l'aide aux plus défavorisés. Les humanistes athées qui professent ces valeurs ont oublié d'où elles viennent : de la Bible elle-même et de la bouche de Jésus.
La théorie de l'Evolution a, par contre, inspiré le Nazisme et son apologie de la race supérieure, et elle continue d'inspirer l'euthanasie et l'eugénisme. On parle encore de peuples primitifs, mais il faut lire les propos des savants qui ont suivi Darwin. L'idée du "Sauvage" vient de cette époque, où l'on méprisait profondément les peuples non occidentaux. Heinrich HIMMLER (1900-1945), le chef de la Gestapo nazi, considérait que la loi de la nature devait s'accomplir par la survie des plus aptes. HITLER lui-même a affirmé que le Christianisme et sa notion d'amour devaient "laisser place à l'éthique du fort contre le faible". Il ne leur restait plus qu'à parler des juifs comme des êtres sous-développés (croquis à l'appui) et des allemands aryens comme de la race supérieure, en écho au "surhomme" de Nietzsche.
Les Marxistes se sont aussi beaucoup inspirés de la théorie de Darwin. Ils ont remplacé la lutte pour la survie par la lutte des classes. Sa philosophie était le Matérialisme, inspiré par le philosophe HEGEL. Il enseignait qu'il n'y a ni bien ni mal absolus, mais que l'on doit faire une synthèse de ce que l'Histoire nous apprend, de ce qui est efficace ou ne l'est pas. Sa grande idée était qu'au cœur même de la vérité d'une proposition, on pouvait trouver son opposé. Marx, lui, considérait que l'individu n'a pas de valeur; que la différence, la supériorité, la famille, la liberté individuelle sont des idées dangereuses. L'Etat est le dieu du Marxisme, et tout doit s'y soumettre, au risque d'être écrasé par lui. Les marxistes-léninistes ont attiré les masses en parlant de défendre les droits des plus démunis (notion chrétienne); mais partout où le communisme s'est exercé il a été oppressif pour les besoins de l'Etat. Staline, par exemple, a fait tuer beaucoup plus de gens qu'Hitler, mais on a eu du mal avant de l'admettre et de le condamner.
De nos jours, des penseurs comme Jeremy Rifikin divinisent l'homme et nous donnent froid dans le dos : "Nous ne ressentons plus l'impression d'être des "invités" chez quelqu'un d'autre, étant obligés de conformer notre conduite à des règles préétablies. C'est notre création maintenant. Nous faisons les règles. Nous créons le monde, et parce que nous faisons ainsi, nous ne nous sentons plus liés à des forc0es extérieures. Nous n'avons plus à nous justifier, car nous sommes les architectes de l'Univers. Nous ne sommes redevables à personne, si ce n'est à nous-mêmes, car nous sommes le royaume, la puissance et la gloire, d'éternité en éternité…" (dans Algeny, New York 1983).
--> Si je crois en la création par un Dieu unique, sage, tout-puissant et aimant et si je crois que la Bible est Sa parole inspirée aux hommes : je suis une créature unique, créée par amour par le Créateur, avec un projet pour ma vie, un sens à mon existence et une espérance après la mort (pourvu que je croie en Jésus-Christ). Je sais que la souffrance qui règne sur terre provient du péché et que Dieu veut la réduire et la détruire en ôtant le péché de ma vie. Je sais que la vie est un cadeau et je désire la préserver plus que toute autre chose. Je sais que toutes les races proviennent d'Adam et Eve, et que nous sommes donc tous sortis d'un seul sang. Je ne me crois pas supérieur aux autres, mais je suis rempli d'amour pour mon prochain, créature de Dieu. Je pratique le pardon, j'aide les plus faibles, les handicapés comme les vieillards, je protège la famille et je défends le bien selon Dieu.
Quelle différence entre ces deux modèles ! Quelles implications derrière notre foi (en l'Evolution ou en la Création) !
Il essaye
d'expliquer l'origine, le développement et la signification de toutes choses en
termes de lois naturelles et de processus qui agissent aujourd'hui de la même
façon que dans le passé. Aucune action extérieure, requérant l'activité
d'un créateur, n'est permise. L'Univers évoluerait lui-même vers des niveaux
supérieurs (de la particule à l'homme) au moyen de propriétés innées.
En résumé, le modèle évolutionniste est :
1) Naturaliste
2) Auto-suffisant 3) Sans
dessein (hasard) 4) Directionnel
(vers le complexe) 5) Irréversible 6) En progrès continuel.
L'évolution ne peut être prouvée scientifiquement pour deux raisons principales :
1°) Elle opère si lentement (en termes de millions d'années) qu'elle en devient non mesurable. Aucun scientifique n'a pu observer le processus d'évolution. Il n'existe de nos jours aucune espèce en voie de mutation pour devenir supérieure. Par ex. on ne connaît aucun singe qui ait acquis les attributs d'un homme (langage ou réflexion abstraite).
2°) Les petites
variations que l'on observe aujourd'hui ne prouvent en aucun cas que l'objet
considéré va évoluer vers une forme supérieure. Il peut s'agir de simples
variations ou adaptations qui ne modifieront pas l'objet dans son essence. Par
ex. si les humains occidentaux sont plus grands que par le passé en moyenne,
ils restent des humains.
L'évolution des
espèces, définie par Charles DARWIN, est connue pour son hypothèse de la
survie des plus forts. L'animal le plus cité pour démontrer une telle
chose est la mouche à vinaigre qu'on a pu modifier par sélection, et le
papillon qui a changé de couleur en quelques années pour rester invisible sur
les bouleaux où elle vivait (salis par la pollution industrielle).
De nos jours, la pensée évolutionniste a "évolué" ou plutôt "muté" en différents courants : les néo-darwiniens croient en l'évolution à partir de la sélection naturelle, mais l'expliquent par des mutations génétiques aléatoires. Darwin ne connaissait pas la génétique (elle n'existait pas) et croyait que les caractères acquis se transmettaient par descendance (ex: un bûcheron qui développe une forte musculature la transmettrait à ses enfants...). Mais le néo-darwinisme n'a pas convaincu longtemps. Il s'est trouvé confronté à deux obstacles majeurs : 1°) les probabilités. Un congrès de mathématicien s'est réuni en 1967 pour étudier "Le Défi des Mathématiques envers l'Interprétation Néo-Darwinienne de l'Evolution" (à l'Institut Wistar, USA). L'un des congressistes, Marcel Schutzenberger de l'Université de Paris a rendu une conclusion négative. Le Congrès dans l'ensemble dut reconnaître l'évidence : les mutations ne peuvent amener une macro-évolution. 2°) l'effet négatif des mutations. Les mutations sont bénéfiques une fois sur mille seulement ! Cela ne laisse aucune chance à l'évolution, même avec des millions d'années. Si une mutation est bénéfique, les 999 suivantes seront néfastes et détruiront le bénéfice acquis.
En 1980, l'évolutionniste Stephen Jay Gould déclara que "cette théorie néo-darwinienne, en tant que proposition générale, est morte en dépit de sa persistance dans les livres scolaires. "(dans Paloebiology, 1980). En panne d'explications, les Darwinistes cherchent encore. A la suite de Gould, certains scientifiques s'orientent vers une théorie du "monstre improbable". Ils croient que certaines mutations rares peuvent réorganiser soudainement l'ADN et transformer l'individu en un être radicalement différent. C'est l'évolution par crises. Au lieu d'une sélection du plus adapté, cette théorie enseigne l'évolution du plus chanceux. Aucune observation scientifique n'est venue appuyer une telle théorie.
D'autres,
tout en gardant le modèle évolutionniste, reconnaissent l'existence d'une
"force créatrice". Pierre Grassé explique : "les mutations ne
sont ni complémentaires ni cumulatives. Elles ne modifient que ce qui
pré-existe, ce qui veut dire que les mutations ne peuvent pas réaliser plus
qu'une modification dans l'espèce... Dirigée par la sélection
toute-puissante, le hasard devient une sorte de Providence, secrètement
adorée... (Pierre Grassé dans Evolution des Organismes Vivants, 1977).
Il provient du récit
biblique de la création dans la Genèse. Il explique l'origine de toutes choses
par l'intervention spéciale et unique du Créateur créant l'Univers parfait à
partir de rien (ex nihilo ou ex deo). Le Créateur a créé des
lois immuables qui régissent l'Univers. Il a aussi créé dès le départ les
formes les plus complexes de vie (l'homme). L'Univers va dans le sens d'une dégradation
à cause du péché (de Lucifer et de l'homme) et a été frappé par de
terribles catastrophes qui ont accéléré sa dégradation.
En résumé, le modèle créationniste est :
1) Surnaturel
2) Provenant de Dieu 3) Pour un but 4) Directionnel (vers le moins
complexe) 5) Irréversible 6) Achevé.
Parmi les créationnistes, on trouve ceux que j'appellerait "les puristes" qui croient mot pour mot au récit de la Genèse, et les partisans de l'Evolution Théistique, qui croient que le Créateur a établi les bases de l'Univers puis l'a laissé évolué. Ces derniers ont essayé en fait de concilier la foi en Dieu avec les affirmations des milieux scientifiques.
| Catégorie | Evolution | Création |
| Lois naturelles | Mouvement constant | Invariables |
| Univers galactique | En mutation | Invariable |
| Apparition de la vie | A partir de la matière, non-vie | A partir de Dieu, la vie |
| Organismes vivants | En continuum | Distincts |
| Apparition des formes de vie | Nouvelles | Pas de nouvelles |
| Sélection naturelle | Créatrice de nouveautés | Conservatrice |
| Age de la terre | Très élevé | Peu élevé |
| Données fossiles | Révèlent transitions | Révèlent des formes complexes |
| Apparition de l'homme | Intermédiaires hommes-singes | Directe dès l'origine |
| Nature de l'homme | Quantitativement supérieure aux animaux | Qualitativement distincte des animaux |
| Origines de la civilisation | Lente et graduelle | Avec l'apparition de l'homme |
Qu'on le veuille ou non, il nous faut choisir entre ces deux modèles.
Le critère scientifique pour choisir le meilleur modèle serait de trouver celui qui explique le mieux ce que nous observons de l'univers.
Pour une raison intrinsèque, l'évolution n'est pas observable puisqu'elle serait très, très lente, nécessitant des millions d'années pour s'accomplir. Le modèle évolutionniste ne peut donc pas être testé sur l'observation.
Reste le modèle créationniste. Il est décrié par beaucoup, plus pour des raisons philosophiques que scientifiques. Car il correspond bien à l'observation.
Pour
reprendre
- nous constatons que les lois universelles (gravitation, etc.) sont immuables. Elles n'ont pas évolué depuis qu'on les connaît et les a observées.
- nous constatons que l'univers galactique reste en place et que les systèmes stellaires sont réglés comme des montres suisses.
- nous n'avons jamais pu démontrer que la matière puisse donner la vie. A notre connaissance, toute vie provient d'un être vivant, notamment à travers l'ADN et le code génétique.
- les espèces présentent entre elles des différences fondamentales (codées dans leurs gènes) qui nous font penser qu'elles sont apparues soudainement sous une forme déjà complexe et distinctes les unes des autres.
- nous n'avons pu constater l'apparition d'aucune nouvelle forme de vie. Certaines espèces ont disparu, mais aucune nouvelle ne s'est créée sous nos yeux. On a certes découvert de nouvelles espèces de singes au Brésil, par ex., parce qu'elles étaient restées cachées de l'homme jusque-là.
- La sélection naturelle tend vers la conservation et l'appauvrissement des espèces. En effet, si les plus adaptés sont les seuls à survivre à un milieu donné, les autres membres de l'espèce (qui possédaient des traits variés) disparaissent. Le résultat fait que les variations sont éliminées au profit d'un seul caractère, appauvrissant ainsi l'espèce. De plus, les caractères génétiques sont incapables de faire un saut pour changer d'espèce. Un lapin restera toujours génétiquement un lapin même si ses oreilles sont plus longues ou ses pattes plus musclées. Le code génétique est là pour conserver l'espèce.
- Bien que l'âge de la Terre n'ait pas de rapport direct avec l'acte de création en lui-même, la Bible révèle que Dieu a créé la Terre en 6 jours, il y a environ plus de 6OOO ans. Un certain nombre d'éléments sont en faveur d'une terre jeune : 1) les traces des premières civilisations humaines n'ont pas plus de 7000 ans. 2) en partant de deux personnes au départ de l'humanité et en prenant un taux de croissance de 0,5% par an, on obtient notre population de 6 milliards d'individus en 6OOO ans. 3) La poussière cosmique qui s'est déposée sur la Terre apporte l'évidence d'une planète jeune. On estime à 14 millions de tonnes/an de ces poussières de météorites qui se déposent sur la Terre. Si ce phénomène avait eu lieu depuis 5 milliards d'années, la couche de poussière uniformément répandue sur la Terre atteindrait 6O m ! Même en tenant compte de l'érosion, on ne retrouve pas tant de poussière cosmique dans le sol (elle est chargée de nickel). La Lune elle-même, qui ne possède quasiment pas d'érosion, n'est recouverte que d'une fine couche de poussière.
- Le monde fossile est étonnant pour les évolutionnistes parce qu'il révèle des formes de vie complexes dès l'origine et aucune espèce en voie d'évolution. Quelques fraudes pieuses ont tenté de nous faire croire à ces chaînons manquants (que ce soit pour l'homme ou pour l'animal), mais en réalité les fossiles disent Non ! à l'Evolution. La découverte de coelacanthes vivants a montré que ces poissons n'étaient pas uniquement des fossiles de la Préhistoire mais des êtres vivants...
- Plus la recherche avance et plus il est clair que l'homme a toujours été homme. Les squelettes de singes que l'on nous présente régulièrement comme nos ancêtres n'ont toujours rien prouvé d'autre que l'existence des singes !
- Nous constatons que l'homme est qualitativement différent du reste du monde animal, de par son langage, son imagination, sa créativité, son sens moral et spirituel. L'homme domine le monde animal de très loin, même si il manifeste souvent sa cruauté envers lui. On est surpris de voir un lion ou un éléphant fuir lorsqu'il sent l'odeur de l'homme (sauf dans certains cas, évidemment) alors qu'il est beaucoup plus puissant physiquement. Mais l'intelligence et les armes de l'homme sont irrésistibles.
- La civilisation correspond à la présence de l'homme. Depuis le commencement, les hommes ont utilisé la musique, les lois, l'architecture, les rites funéraires, la cellule familiale, etc. Ces choses ne sont pas apparues graduellement, mais étaient toutes présentes dans les civilisations les plus reculées.