Qu’est-ce qu’un homosexuel ?

Dans l’Ancien Testament

Dans le Nouveau Testament

L’autre point de vue

Chez les protestants

Chez les catholiques

L’homosexualité est-elle acquise ?

L’homosexualité est-elle génétique ?

Une personne sur dix est-elle homosexuelle ?

L’homosexualité est-elle un choix ?

Le changement est-il possible?

 

Introduction

Nos sociétés occidentales connaissent depuis dix ans environ une montée du militantisme homosexuel. La lutte contre le SIDA, les gay-pride, le PACS, les outing de différentes personnalités politiques, sont devenus notre lot commun. Les églises ne sont pas épargnées par le phénomène, là encore poussées à prendre position par des groupes de pression homosexuels en leur sein. Cet article a pour but de réfléchir sur cette question avant que la pression des circonstances ou que les réactions émotionnelles ne viennent brouiller notre jugement.

Dans la chrétienté, on trouve toutes les opinions, depuis les militants qui approuvent le " mariage homosexuel " jusqu’aux réfractaires qui rappellent constamment Sodome et Gomorrhe, en passant par ceux qui suivent le mouvement de loin et n’osent plus exprimer une opinion franche et claire.

Ce sujet brûlant, épineux, entraîne souvent des réactions émotionnelles fortes. Cet article a pour but de rappeler les principes bibliques, de décrire l’évolution dans les églises et d’aborder l’aspect scientifique de l’homosexualité. Les personnes homosexuelles sont avant tout des individus qui ont besoin de Jésus-Christ. Ils ne sont pas obligatoirement des pervers sans foi ni loi, mais ont souvent été conduits à l’homosexualité par diverses circonstances. L’Evangile est aussi pour les homosexuels et pour cela il nous faut les comprendre et les aimer. A Corinthe, du temps des apôtres, plusieurs homosexuels sont venus à la foi en Jésus-Christ et ont été " lavés, purifiés, sanctifiés " (1 Cor.6). Cela reste la volonté de notre Dieu de grâce " qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ".

Je voudrais donc traiter cette question en trois parties :

  1. Qu’est-ce qu’un homosexuel ?
  2. L’enseignement biblique.
  3. Les prises de position des dénominations chrétiennes.
  4. Les données scientifiques.

Qu’est-ce qu’un homosexuel ?

Les militants homosexuels se définissent presque exclusivement par leur orientation sexuelle. Avant toute caractéristique, ils se désignent par les termes gay ou lesbienne.

Pourtant, ils sont avant tout des hommes et des femmes. Mettre en avant sa différence sexuelle ne me paraît ni souhaitable ni sain. 

Pour une personne hétérosexuelle, il est facile de penser que tous les homosexuels sont des pervers qui aiment les nouvelles expériences sexuelles. Pourtant, une grande partie des homosexuels pourraient nous dire qu’ils ont toujours été attirés par des personnes du même sexe sans qu’ils n’aient songé au début à la perversité. Si cette attirance est suivie d’actes sexuels plaisants avec des personnes du même sexe, les sentiments deviennent vite une passion profondément ancrée dans l’âme. Puis, avec de multiples expériences homosexuelles, la passion devient un besoin qu’il est très difficile d’abandonner.

Par honte, un certain nombre d’homosexuels essayent de donner le change en se mariant ou en vivant une relation hétérosexuelle. D’autres ont été déçus par quelqu’un du sexe opposé et se tournent vers ceux du même sexe. Il existe des homosexuels anarchistes et des homosexuels qui croient en Dieu. La plupart cherchent à justifier leur différence, certains au niveau politique, d’autres au niveau religieux. On peut comprendre ce besoin, mais on déplore un aveuglement, une mauvaise foi voire de l’agressivité envers ceux qui ne partagent pas leur point de vue. Cet excès de zèle révèle une angoisse intérieure que rien ne peut apaiser.

Si l’un de nos lecteurs est personnellement concerné par l’homosexualité, qu’il sache que nous ne sommes ni indifférents ni dédaigneux. Au contraire, nous désirons comprendre ce phénomène et regarder les lois et les promesses de Dieu à ce sujet.

L’enseignement biblique

L’homosexualité dans la Bible est toujours considérée comme un péché, une déviation.

Dans l’Ancien Testament

Cela commence dans la Genèse où Dieu jugea les villes de Sodome et Gomorrhe (Gen.19) à cause de leur rébellion, rébellion qui se manifestait par des comportements sexuels pervers et au vu de tous. De la même façon, les habitants de Guibéa furent totalement exterminés parce qu’ils avaient voulu coucher avec un lévite de passage et avaient finalement violé et tué sa femme (Juges 19-20).

La loi de Dieu transmise par Moïse est on ne peut plus claire : " Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. " (Lévitique 18:22) " Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort ; leur sang retombera sur eux ". (Lévitique 20 :13) Elle ajoute même qu’ " une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel, ton Dieu. " (Deutéronome 22:5)

Dans le Nouveau Testament

Dans le N.T., il est bien précisé que " ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. " (1 Corinthiens 6: 9-10) On peut remarquer deux choses dans ce passage : les péchés d’immoralité, c’est-à-dire la fornication (vivre en concubinage), l’adultère (avoir une relation extra maritale) et l’homosexualité, sont tous placés au même niveau. Le mot efféminés est malakoi en grec, qui signifie littéralement mou. Ce mot désignait des garçons lascifs qui s’adonnaient à des relations homosexuelles. Ils étaient tout entiers absorbés par l’entretien de leur corps. Le mot homosexuels est en grec arsenokoites qui désigne les homosexuels masculins.

Toute la société grecque, et à sa suite la société romaine, vénérait la volupté et la beauté. Platon a loué l’homosexualité dans un de ses ouvrages et quatorze des quinze premiers empereurs romains avaient des pratiques homosexuelles. Aux temps du N.T., particulièrement, les cultes païens des grecs et des romains utilisaient beaucoup d’efféminés et conduisaient la société vers la débauche sexuelle.

Dans le premier chapitre de sa lettre aux Romains, Paul donne une explication saisissante de l’origine de l’homosexualité : " …eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes, car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. " (Romains 1:25-27). En se rebellant contre leur Créateur, les hommes sont devenus idolâtres. Même s’ils se détournent du vrai Dieu, ils continuent néanmoins d’adorer. Ils adorent des idoles, des statues, des choses, des créatures… et leur propre corps. L’idolâtrie n’est pas neutre : elle conduit l’homme à dégénérer sur le plan moral. La fornication et l’homosexualité sont présentées ici comme la conséquence de ce rejet du Créateur par la société. N’ayant plus de repère solide, les hommes sont livrés à leurs passions les plus basses. Au verset 32 de ce même chapitre, Paul rappelle que ceux qui commettent de telles choses sont " dignes de mort " selon la loi.

Une conclusion

On peut donc tirer une première conclusion à partir de la parole de Dieu : A la base, l’homosexualité est une rébellion contre Dieu et contre ce qu’il a établi au commencement. Quel que soit le chemin qui a conduit une personne à avoir une attirance pour celles du même sexe, elle ne doit jamais entretenir de telles pensées et passer à l’acte contre-nature que Dieu réprouve comme une abomination. Mais Dieu a pourvu à la rédemption du pécheur homosexuel par le sacrifice de Jésus-Christ sur la croix. Il est donc possible d’être totalement pardonné par Dieu, lavé et même transformé pour redevenir hétérosexuel.

Il en va de même pour le concubinage (ou fornication). Ce n’est pas parce que tout le monde le fait autour de soi, parce que ses propres parents l’ont fait, parce que certaines églises n’y trouvent rien à redire, parce que la logique de nos sociétés occidentales l’approuve, que la fornication est bonne ! Si Dieu réprouve cette pratique depuis le début de l’humanité, c’est parce qu’elle est nuisible et répréhensible aux yeux de Dieu.

L’autre point de vue

Les partisans d’une homosexualité reconnue dans l’église avancent quelques passages des Écritures à l’appui de leur thèse. Le passage qui revient est l’histoire de David et Jonathan : " Et dès lors l'âme de Jonathan fut attachée à l'âme de David, et Jonathan l'aima comme son âme. " (1 Samuel 18:1). Il est impossible d’envisager là une relation homosexuelle : le mot " aimer " désigne certainement ici l’amitié et non l’amour physique ; David marchait avec Dieu et n’aurait pas commis une abomination en violant la loi ; enfin, David avait une attirance prononcée pour les femmes. Même si l’on imaginait que Jonathan avait des sentiments ambigus envers David, cela ne cautionnerait toujours pas l’homosexualité qui est condamnée clairement dans la loi. Il faut savoir que dans la culture hébraïque, il est fréquent de trouver une telle amitié, forte et virile.

Le second passage est dans la lettre aux Romains, où Paul écrit que " les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres… " (Rom.1 :27). Ils en tirent qu’il existe des homosexuels " nés ainsi " et des hétérosexuels qui, par perversité, abandonnent l’usage naturel de la femme. L’homosexuel " né comme cela " ne serait pas en cause dans ce cas. Que répondre ? Cette nuance n’apparaît pas dans les Écritures pas plus que dans la science. Il n’existe pas deux races d’hommes, les homosexuels et les hétérosexuels. On ne naît pas homosexuel, c’est une certitude. Nous n’avons pas été créés pour l’homosexualité, c’est encore plus certain. Enfin, même si cet argument était reçu, il faudrait rejeter tous les bisexuels comme des pervers. Or, beaucoup d’églises d’homosexuels les acceptent comme les autres. Paul explique bien que l’origine de l’homosexualité est à la fois une perversion du plan de Dieu et un jugement sur les hommes rebelles. Nous verrons plus loin que l’homosexualité " naturelle " est un mythe.

Les prises de position des dénominations chrétiennes.

Avec la permission de David Cloud, Fundamental Baptist Information Service,

P.O. Box 610368, Port Huron, MI 48061-0368, http://wayoflife.org/~dcloud.

Chez les protestants

La plupart des dénominations protestantes libérales sont en marche pour accepter l’homosexualité en leur sein. Certaines ont déjà des pasteurs homosexuels, d’autres offrent une bénédiction aux couples homosexuels et les autres discutent abondamment la question.

Lors de sa convention à Salt Lake City (Utah) en mai 2000, des Baptistes libéraux (The American Baptist Church) ont accepté de garder en leur sein deux églises de Seattle (Washington) qui acceptent les pasteurs homosexuels. L’une d’elle est dirigée par une femme pasteur et un homme ouvertement homosexuel.

Des méthodistes (United Methodist Church) ont voté en l’an 2000 qu’ils refuseraient d’ordonner au ministère quelqu’un qui a des pratiques ouvertement homosexuelles. Mais sur le terrain, cette résolution n’est pas très appliquée. Une convention new-yorkaise de cette dénomination déclarait " regretter profondément l’oppression continuelle des homosexuels au sein de l’U.M.C…. Nous attendons le jour où l’église acceptera les personnes gays et lesbiennes dans une pleine communion. "

En novembre 1998, une église baptiste de Caroline du Nord (appartenant à la Convention Baptiste du Sud) vota qu’il était possible de bénir " une union engagée, pleine d’amour, et exclusive entre deux partenaires, quel que soit leur sexe ". Cet exemple reste limité chez les Baptistes du sud mais constitue néanmoins le prélude à une plus grande " ouverture " dans l’avenir.

L’Église Réformée Unie d’Angleterre (The United Reformed Church) représente 102 000 membres au Royaume-Uni. Lors d’un Conseil le 9 juillet 1997, elle a voté la Motion 19 qui autorise les homosexuels à devenir pasteurs de leurs églises. Elle ajoute que " les candidats au ministère dans cette dénomination ne peuvent être rejetés sur le seul terrain de leur orientation sexuelle " (source ENI).

En juin 1997, plus de 60 pasteurs de l’État du Wisconsin ont signé une déclaration en faveur de l’acceptation entière des homosexuels dans l’église. En voici des extraits : " Jésus Christ nous appelle à aimer notre prochain comme nous-mêmes. En tant que ministres chrétiens, nous considérons les gays et les lesbiennes comme notre prochain. A partir des Écritures et de notre expérience pastorale, nous croyons qu’il existe assez d’évidences pour conclure que l’homosexualité n’est ni une maladie ni un péché. Pendant trop longtemps, les homosexuels ont été condamnés et maltraités par les disciples de Jésus-Christ. Malheureusement, la Bible a été utilisée à tort pour appuyer cette condamnation. Cet abus des Écritures doit cesser. Les hétérosexuels et les homosexuels sont des enfants de Dieu créés à l’image de Dieu… Nous croyons qu’il est temps d’éliminer toutes les lois et les pratiques qui empêchent une pleine participation des gays et des lesbiennes chrétiens dans l’Église avec tous les privilèges et les responsabilités que cela implique. "

Au mois de mai 1997, un ensemble d’églises à dominante homosexuelle regroupées sous le nom de Universal Fellowship of Metropolitan Community Churches, comprenant 330 églises et près de 30 000 membres, a été accepté au sein du Conseil Œcuménique de Californie du sud.

Le même mois de mai 1997, des évêques anglicans d’Afrique du sud ont demandé pardon publiquement aux homosexuels " qui ont été blessés par des préjugés inacceptables " de la part de l’Église (source ENI).

L’Église Évangélique Luthérienne de Hollande a également déclaré la même année qu’elle " a une vision de l’homosexualité dans l’église. Nous acceptons les relations homosexuelles et les pasteurs homosexuels. "

En octobre 1996, les 500 églises membres d’une église libérale (Uniting Church) en Australie du sud ont refusé d’empêcher les homosexuels d’accéder aux postes de direction. La question vint sur le tapis avec la nomination d’un homosexuel comme chercheur au Bureau de Direction de l’Eglise. Le Modérateur de l’église, Mme Margaret Polkinghome a déclaré qu’elle était " très heureuse et encouragée "  par cette décision.

En 1988, l’Église Unie du Canada (United Church of Canada) fut la première dénomination à autoriser l’ordination des homosexuels. Depuis, ces églises s’appellent " congrégations affirmées " et offre des " cérémonies d’alliance ", c’est-à-dire la bénédiction de couples homosexuels. Un pasteur d’une " église affirmée " de Vancouver a déclaré aux journaux que " de nombreux gays et lesbiennes ne vont pas à l’église parce qu’ils y ont trouvé un esprit de jugement et d’inhospitalité. En devenant une église affirmée, nous répondons à l’appel de Dieu pour la justice et la réconciliation. Nous affirmons ceci aux homosexuels : ‘Vous appartenez à cette église. Il y a une place pour vous ici.’ "

Des presbytériens libéraux (The Presbyterian Church USA) ont décidé en 1984 de garder les églises et les communions homosexuelles en leur sein. Dans la théorie, un homosexuel ne peut être pasteur s’il a des relations sexuelles avec un autre homme. Mais sur le terrain, des pasteurs homosexuels vivent avec un autre homme et n’ont jamais été repris ou disciplinés pour cela. Selon l’agence Associated Press, vingt pasteurs de cette dénomination déclaraient en 1996 être ouvertement homosexuels. Le débat fait encore rage à propos d’une cérémonie de bénédiction sur des couples homosexuels.

L’Église Épiscopalienne américaine est la plus avancée dans l’acceptation des homosexuels. L’un de ses leaders, le plus médiatique en tout cas, est l’évêque Shelby SPONG qui officie à Newark dans le New Jersey.

Spong a écrit plusieurs livres où il nie la naissance miraculeuse, la divinité, les miracles, la mort expiatoire, la résurrection et l’ascension du Seigneur Jésus-Christ ! Voici ce qu’il dit au sujet de l’origine du Seigneur : " Selon toute probabilité, Jésus naquit à Nazareth d’une façon tout à fait normale, soit comme fils de Marie et Joseph, soit comme fils illégitime de Marie que Joseph aurait adopté. Tout ce qu’on peut dire est que l’option d’une naissance illégitime est la plus probable. " (Shelby Spong, Born of a Woman, p.157-158). Autant dire que cet homme est un blasphémateur. Au sujet de l’homosexualité, il déclare que " la recherche actuelle amène de nouveaux faits qui nous convainquent que l’homosexualité, loin d’être une maladie, un péché, une perversion, un acte contre-nature, est une forme saine, naturelle et affirmative de sexualité chez certaines personnes " (dans Living In Sin, p. 71).

Il existe aussi une association d’églises baptistes qui acceptent l’homosexualité en son sein : the Association of Welcoming & Affirming Baptists, qui compte 42 églises membres dans tous les États-Unis. Son but est de " créer et soutenir une communauté d’églises, d’organisations et d’individus consacrés à l’inclusion des gays, des lesbiennes, des bisexuels et des transsexuels dans une pleine communion au sein des églises American Baptist. "

L’exemple d’une chanteuse connue

Marsha Stevens est l’auteur d’une chanson chrétienne populaire en Amérique : For Those Tears I Died (Come to the Water). Après sept années de mariage et deux enfants, Marsha divorça de son mari en 1979 parce qu’elle était tombée amoureuse d’une autre femme. Elle déclara ceci : " Quand j’ai commencé à m’afficher comme une lesbienne née de nouveau, je ne m’attendais pas à la réaction des gens qui m’entouraient. Mon église a appris la nouvelle et les gens sont venus me voir en disant d’enlever le panneau ‘Jésus est Seigneur’ sur ma porte d’entrée. Ils ont déchiré les pages de leur livre de cantiques où se trouvaient mes chants et me les ont envoyés avec des lettres haineuses. " Après quelques années d’interruption, elle reprend la musique et fonde sa propre maison de disque appelée BALM (pour Born Again Lesbian Music - Musique de lesbiennes nées de nouveau). Elle réalise environ 200 concerts par an dans les églises. Elle vit avec sa partenaire, Suzanne McKeag et elles voyagent ensemble.

En France

Nous disposons de peu de données sur la France, mais nous savons que le débat est déjà bien avancé au sein de l’Église Réformée. On se rappelle aussi les frasques du pasteur Doucet, de la Fédération Baptiste de France, homosexuel et défenseur de la cause dans l’église, mystérieusement assassiné dans les années 1980.

Chez les catholiques

L’Église Catholique Romaine tient une position plutôt ambiguë sur les relations homosexuelles. Le Nouveau Catéchisme (1992), aux paragraphes 2357-59, rappelle que " la Sainte Écriture les présente comme des dépravations graves et que la Tradition a toujours déclaré que ‘les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés’ et sont contraires à la loi naturelle. Elles ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas. " Le Catéchisme ajoute que les homosexuels " ne choisissent pas leur condition " et qu’ils " sont appelés à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, … par la prière et la grâce sacramentelle, ils doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne. " L’Église catholique ne croit donc pas vraiment qu’un homosexuel puisse redevenir hétérosexuel puisqu’elle ne lui conseille que la chasteté. Elle laisse la place à une homosexualité refoulée, cachée et portée comme un fardeau jusqu’à la mort. Dans la pratique, on est étonné de voir le nombre de prêtres homosexuels - dont certains tombent dans la pédophilie. Il existe à Paris une paroisse fréquentée presque exclusivement par des homosexuels.

Les agences de presse internationales Associated Press et Reuters ont rendu public au mois de février 2000 les résultats d’une enquête longue de 18 mois du journal Kansas City Star sur les prêtres catholiques américains. Selon ce journal, les prêtres américains meurent quatre fois plus du Sida que la population en général. Au Kansas et dans le Missouri, ce nombre atteint 7 fois plus de 1987 à 1999. Le journal a découvert en outre que les certificats de décès sont souvent falsifiés afin que la cause du décès de ces prêtres n’apparaisse pas. Plusieurs centaines de prêtres sont morts du Sida depuis la moitié des années 80, et plusieurs centaines d’autres sont actuellement porteurs du virus HIV.

Le révérend John Keenan qui dirige Trinity House, une clinique pour les prêtres à Chicago, a dit que la plupart des prêtres qui ont contracté le Sida l’on fait par une relation homosexuelle. Il a ajouté qu’il avait eu un prêtre qui en avait contaminé huit autres. Dans le sondage, les prêtres ont répondu à une question sur leur orientation sexuelle : 75% ont déclaré être hétérosexuel, 15% homosexuels et 5% bisexuels.

Une ex-nonne a raconté ce qu’elle a vu dans un livre : " Pendant mes dix ans au couvent en tant que Sœur Augusta… j’ai assisté à des situations qui vont du compromis à l’aberration… ; En théorie, la Règle nous interdisait de jamais toucher une autre personne, mâle ou femelle. Les ‘amitiés particulières’ étaient même considérées comme une violation du vœu de chasteté. A l’exception de quelques eunuques, de nombreux prêtres et nonnes que j’ai connus ont finalement rejeté ce fardeau intolérable. Il restait bien les vaillants qui persistaient dans une tentative sincère de mortifier la chair, et qui sont souvent tombés dans des désordres psychiques graves. Certains restent marqués à vie dans leur corps et leur esprit, séquestrés dans des institutions pudiquement appelées ‘retraites’. Un grand nombre sont devenus alcooliques. " (Patricia Nolan, A Nun’s Story, 1993). Aux Etats-Unis, où les hommes sont plus prompts à aller en justice ou à faire des études statistiques, les collèges catholiques doivent des millions de dollars aux victimes de pédophilie. Au sein de l’Église Catholique, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent contre les méfaits du célibat et les déviations sexuelles. Un juriste de la loi canon au sein de l’église, Thomas Doyle, fut le coauteur du rapport Doyle-Moulton-Peterson de 1985 sur les abus sexuels dans le clergé. Ce prêtre estimait qu’en 1990 3 000 des 50 000 prêtres en activité " avaient des relations sexuelles avec des mineurs ". Il estimait également que les relations homosexuelles entre adultes étaient deux fois plus nombreuses, et hétérosexuelles quatre fois plus nombreuses. Une étude du National Catholic Reporter du 17 septembre 1993 annonçait que " dix pour cent des prêtres ont reconnu avoir été approché par un autre prêtre pendant leur séminaire… Les directeurs spirituels et les professeurs de séminaires introduisent souvent des contacts sexuels au sein de leur travail spirituel. " (cité par Dave Hunt dans A Woman Rides The Beast, p.173).

En France, les procès contre des prêtres pédophiles sont de plus en plus fréquents et révèlent que les prêtres concernés étaient souvent couverts et déplacés à chaque problème. Il y a donc un gouffre entre la théorie et les pratiques sur le terrain.

Une conclusion

Après ce tour du monde des églises qui acceptent l’homosexualité, il faut remarquer deux choses :

1°) Il y a une confusion entre le refus de la pratique homosexuelle et le manque d’amour envers les homosexuels. Pourtant, accepterions-nous un homme qui pratique la pédophilie comme pasteur d’une église ? Accepterions-nous qu’un voleur qui détrousse les honnêtes gens soit accepté dans une pleine communion ? Non. Cela ne serait pas un manque d’amour mais un devoir de protection pour l’église. Il en va de même pour les homosexuels. L’Évangile s’adresse à tous les hommes, homosexuels compris, et on ne doit pas empêcher un homosexuel d’entrer et écouter la parole de Dieu dans l’église. On ne doit pas se moquer des homosexuels ni les mépriser. Mais la parole de Dieu condamne cette pratique comme une abomination. L’église ne peut approuver ni encourager une abomination. C’est là le vrai manque d’amour à mon avis, que de faire croire aux homosexuels qu’ils sont acceptés dans le royaume de Dieu avec leurs pratiques homosexuelles quand la Bible dit exactement l’inverse !

2°) Certaines églises acceptent comme membres et pasteurs des homosexuels qui ont une relation " fidèle " avec un partenaire. Là encore, il n’est pas question de fidélité mais d’obéir à la parole de Dieu. Pour reprendre les exemples précédents, si le pédophile nous dit : " Je n’ai de relations sexuelles qu’avec une petite fille de ma famille et pas d’autres ", nous n’approuverons pas plus son acte ; si un voleur nous dit : " Je ne dévalise que la petite mémé de mon immeuble quand elle touche sa retraite et personne d’autre ", nous condamnerons aussi bien son acte. En outre, nous verrons par la suite que la fidélité chez les homosexuels est plus rare.

Toute la question, pour l’église comme pour le chrétien, est de savoir ce que l’on place en premier : la parole de Dieu ou bien nos propres sentiments. Si, comme l’évêque Spong, nous croyons que la Bible est remplie de mythes, alors tout peut être accepté, même le pédophile ! Mais si nous obéissons à la parole, nous réprouvons l’homosexualité, la fornication et l’adultère d’un même élan.

Les données scientifiques.

D’où vient l’homosexualité ? Cette question continue de tarauder les esprits et c’est à la science qu’on la pose le plus souvent. A l’heure où j’écris, il n’existe toujours aucune certitude scientifique quant à l’origine de l’homosexualité. Néanmoins, les études de plus en nombreuses ont permis de déterminer quelques pistes. Ce qu’il faut noter avant tout, c’est qu’aucune étude ne tend à montrer que l’homosexualité est une autre forme de sexualité proposée par la nature. Toutes les études recherchent une anomalie (qu’elle soit d’ordre génétique, ou hormonale).

Nous nous baserons maintenant sur l’excellente étude de Stanton Jones et Mark Yarhouse, deux docteurs ès sciences et professeurs dans de prestigieuses universités américaines (Wheaton College et Regent University). Leur livre s’intitule : Homosexuality. The Use of Scientific Research in the Church’s Moral Debate. " (Intervarsity Press, 2000) (L’homosexualité. L’utilisation de la recherche scientifique dans le débat moral de l’église.)

Au chapitre 3 de leur livre, ils résument les différentes pistes que les scientifiques ont découvertes. On peut les classer en deux catégories : ceux qui pensent que l’homosexualité est héritée à la naissance et ceux qui pensent qu’elle est acquise par des expériences. En 1973, l’Association Psychiatrique Américaine (A.P.A.) avait fait grand bruit lorsqu’elle avait retiré l’homosexualité de sa liste de désordres mentaux. C’était le commencement d’une nouvelle ère pour les homosexuels où les groupes de pression feraient tout pour que l’homosexualité soit acceptée comme une alternative sexuelle normale.

L’homosexualité est-elle acquise ?

Dans le camp de l’acquis se trouve une grande partie des psychologues et des psychiatres qui croient que le contexte familial joue une part majeure dans le développement de l’attirance homosexuelle. On y trouve trois raisons principales : 1) les abus sexuels dans l’enfance 2) un père absent et/ou une mère trop couveuse 3) l’absence d’un repère sexuel clair dans l’enfance.

Une étude américaine de 1994 sur la sexualité a réuni un panel national de 3 500 personnes (Edward Laumann, John Gagnon, Robert Michael et Stuart Michaels, The Social Organization of Sexuality : Sexual practices in the United States, Chicago : University of Chicago Press, 1994). Elle a révélé que parmi ceux qui avaient été abusés dans leur enfance, 7,4% des hommes et 3,1% des femmes avaient pris une orientation homosexuelle. Parmi ceux qui n’ont pas été abusés dans l’enfance, on ne trouva que 2,0% des hommes et 0,8% des femmes à devenir homosexuels. En d’autres termes, les abus sexuels dans l’enfance ont plus que triplé la chance de rapporter plus tard une tendance homosexuelle. Et ce n’est pas la seule étude à le montrer. Manosevitz a comparé 28 hommes homosexuels et 22 hétérosexuels. Il a trouvé que 25% des homosexuels reconnaissaient avoir été entrepris par un homme quand ils avaient entre 5 et 9 ans, tandis qu’aucun hétérosexuel n’avait subi un tel traitement. Entre 10 et 12 ans, les homosexuels étaient 43% à avoir eu des rapports sexuels avec un autre homme pour 9% chez les hétérosexuels.

Même si des relations sexuelles prématurées ont une influence évidente sur les individus, on ne peut affirmer qu’ils ont causé directement l’homosexualité. Il existe en effet des hommes qui ont été abusés dans leur enfance et qui ne sont pas devenus homosexuels, et des homosexuels qui n’ont pas été abusés dans leur enfance.

Au sujet de l’influence de la famille, le chercheur Gerard van den Aardweg a étudié 200 hommes homosexuels (On the Origins and Treatment of Homosexuality, New York : Praeger, 1985). Dans 79% des cas, ils décrivaient leur mère comme " exagérément anxieuse, préoccupée et inquiète au sujet de leur fils ". Dans 71% des cas, le chercheur a observé que " le facteur le plus important était le détachement et la non-participation du père dans l’éducation de son fils. " En général, cette mère n'a pas conscience de nuire à son fils. Mais cela peut conduire le garçon au moment de la puberté à ressentir une attirance sexuelle pour sa mère, ce qui engendrera un sentiment extrême de culpabilité et de répression de l'attirance naturelle envers les femmes. Pour ne pas trahir sa mère ou faire à nouveau l'expérience de la culpabilité, il se tournera vers d'autres hommes. Ce processus est en général inconscient.

L’homosexualité est-elle génétique ?

Dans le camp des partisans d’une cause biologique, on trouve aussi trois pistes : 1) un taux anormal d’hormones chez les adultes homosexuels 2) un taux anormal d’hormones dans le sein de la mère 3) un gène de l’homosexualité.

La première a été vite éliminée par la majorité des chercheurs. Brian Gladue, dans son étude " Hormones in Relationship to Homosexual/bisexual/ Heterosexual Gender Orientation, (Handbook of Sociology, ed. J.M.A. Sitsen, New York : Elsevier, 1988) conclut qu’ " il est très improbable que les hormones sexuelles aient aucune relation directe avec l’orientation sexuelle à l’âge adulte ".

Pour étudier l’influence des hormones sexuelles sur le fœtus, les chercheurs ont utilisé des souris. Or, la sexualité des souris n’a rien à voir avec la sexualité humaine. Les souris réagissent par réflexe à des signaux. Si un mâle surchargé d’hormones femelles envoie des signaux de chaleur, un autre mâle cherchera à s’approcher de lui, non parce qu’il est devenu homosexuel, mais seulement à cause des signaux. Ensuite, pour obtenir de tels comportements chez les souris, il a fallu littéralement les bombarder d’hormones ce qui n’arrive pas naturellement.

Beaucoup font allusion à ce qu’on appelle " la confusion des genres " qui arrive tôt dans l’enfance. Lorsqu’un garçon présente des réactions efféminées ou quand une fille est très masculine, les chances de finir homosexuel sont plus grandes. Certains chercheurs disent que ce sont les hormones qui déterminent cette orientation dès le plus jeune âge. Mais rien ne vient étayer cette théorie. Il existe des garçons efféminés qui ne deviennent pas homosexuels et des homosexuels qui étaient virils dans leur enfance. Ensuite, personne n’a pu prouver que ces caractéristiques sont là à la naissance. Le plus tôt qui ait été remarqué est deux ans. On ne peut donc conclure si le facteur est psychologique et familial ou s’il est biologique.

Finalement, les partisans d’une cause génétique recherchent des traits communs chez les frères et sœurs et chez les jumeaux. Depuis peu, ils sont en mesure d’étudier directement le " matériau génétique " dont nous sommes composés.

Après la Deuxième Guerre Mondiale, F.J. Kallman a réalisé une étude montrant que 100% des jumeaux étaient également homosexuels. Son étude a été réfutée plus tard et il a lui-même avoué qu’elle n’était qu’un " artefact statistique " (cité par A. Cooper dans Understanding Homosexuality, éditions John A. Loraine, New York, 1974).

C’est dans les années 1980 qu’on a négligé les études psychologiques pour reprendre les études génétiques. Les plus médiatisées furent celles de Michael Bailey et Richard Pillard (publiées en 1991 et 1993). L’un étudia les hommes et l’autre les femmes. Ils annoncèrent que 52% des vrais jumeaux (un œuf, deux fœtus) masculins étudiés étaient tous deux homosexuels, pour 22% chez les faux jumeaux (deux œufs et deux fœtus) et 9,2% chez les frères non jumeaux. Les mêmes décalages se retrouvent chez les femmes homosexuelles étudiées. La plupart de ceux qui affirment que l’homosexualité est génétique citent cette fameuse étude " Bailey-Pillard ". Pourtant, la façon dont les jumeaux ont été recrutés pour l’étude invalide le résultat. Bailey et Pillard ont, en effet, passés des annonces dans des journaux pour gays et lesbiennes. Il en résulte que des homosexuels ayant un jumeau homosexuel ont été plus prompts à répondre que d’autres, surtout en sachant qu’un résultat significatif leur serait favorable dans l’avenir. C’est ce qu’on appelle un " biais de l’échantillon ", qui fausse tout le résultat. D’autres études sur les jumeaux n’ont pas montré de résultats si probants, d’ailleurs. Une étude conduite par Eckert, Bouchard, Bohlen et Heston en 1986 sur des jumeaux élevés séparément a même contredit Bailey et Pillard. Mais leur échantillon était petit, ce qui ne permettait pas d’en tirer une conclusion suffisante.

La réfutation décisive à l’étude de Bailey-Pillard vient de Bailey lui-même, ce qui montre que ce chercheur est un homme honnête. En mars 2000 il a publié les résultats d’une autre étude qu’il a conduite sans biais d’échantillon. Il a envoyé une enquête à tous les jumeaux d’Australie. Il leur a posé des questions sur leurs préférences sexuelles et a trouvé beaucoup moins de concordance qu’avant. Au lieu des 52% de vrais jumeaux masculins qui devenaient tous deux homosexuels, il n’en a plus que 11% (trois paires sur 27).

On ne peut ici oublier Dean Hamer qui a prétendu en 1993 avoir trouvé le " gène gay " (dans A Linkage Between DNA Markers on the X Chromosome and Male Sexual Orientation, Science 201, 1993). En fait, il n’en est rien et d’autres études dans la même direction n’ont pas montré de résultats significatifs. Par contre, on ne peut exclure qu’il existe une prédisposition génétique qui fait que certaines personnes seront plus facilement attirées vers l’homosexualité. Leur homosexualité ne serait pas génétique, mais bien psychologique.

Les troubles de l’homosexualité

Au chapitre 4 de leur livre, Jones et Yarhouse examinent les conséquences psychologiques de l’homosexualité sur les individus. Ils confirment que les homosexuels ont plus de troubles psychologiques que la moyenne. Ils citent l’étude de Bradford, Ryan et Rothblum (National Lesbian Health Care Survey) qui révèle que 37% des lesbiennes interrogées avaient connu un moment de dépression grave, 11% le vivait au moment même, et 11% étaient traitées pour dépression. Chez une femme hétérosexuelle, ces chiffres descendent à 10,2%, 3,1% et 1% (source Robin et Regier dans Psychiatric Disorders). De plus, 57% des lesbiennes interrogées avaient songé au suicide et 18% avaient fait une tentative de suicide, contre 33% et moins de 1% pour les femmes hétérosexuelles. Cette étude a été confirmée pour les hommes par une autre réalisée en Nouvelle-Zélande en 1999 (Ferguson, Horwood, Beautrais, Is Sexual Related to Mental Health Problems and Suicidality in Young People ?). Un autre élément prouvé est la quasi-absence de fidélité chez les mâles homosexuels (les lesbiennes sont plus fidèles).

Une étude faite à la fin des années 70 auprès des homosexuels de San Francisco (Belle et Weinberg dans Homosexualities : A Study, p.346) révélait que 10% seulement des hommes interrogés se déclaraient comme " relativement monogames " et " relativement moins enclins à la promiscuité ". 28% des homosexuels blancs avouaient avoir eu 1000 ou plus partenaires dans leur vie et 17% seulement en avoir eu moins de 50.

Une personne sur dix est-elle homosexuelle ?

Une étude réalisée dans les années 1940-50 par Alfred Kinsey, un entomologiste de l’université d’Indiana (il étudiait les insectes) est très souvent citée pour affirmer que 10% de la population est homosexuelle. Le but est de montrer que l’homosexualité est un phénomène global incontournable et non une simple déviation chez quelques individus. Au chapitre 2 de leur livre, Jones et Yarhouse rétorquent que Kinsey n’a jamais affirmé une chose pareille. Il a écrit que 10% des hommes de race blanche avaient eu " plus ou moins " une conduite exclusivement homosexuelle d’au moins trois ans entre l’âge de 16 ans et l’âge de 55 ans. Il y a donc une différence entre 10% de la population totale et 10% des hommes de race blanche !

Mais la plus grande critique (cf. Reisman, Eichel, Hobbs et Muir dans Kinsey, Sex and Fraud : The Indoctrination of a People, Huntgton House, 1990) faite à l’étude de Kinsey concerne son échantillon qui n’était pas du tout représentatif de la population américaine. Il a, par exemple, utilisé de nombreux pensionnaires de prisons qui purgeaient une peine pour violence sexuelle ! Cela explique les 10% qui ont eu une expérience homosexuelle pendant au moins trois ans. Il est connu qu’en prison les relations homosexuelles sont monnaie courante. Autre exemple, Kinsey a utilisé beaucoup de militants homosexuels dans son échantillon.

Des études plus récentes révisent les chiffres à la baisse. Edward Laumann, dans son étude Social Organization a interrogé un échantillon représentatif de 5 000 personnes. 2% des hommes et 0,9% des femmes se sont identifiés comme étant homosexuels, tandis que 0,8% des hommes et 0,5% des femmes se déclaraient bisexuels.

Une autre étude arrive par contre avec des chiffres étonnamment élevés en faveur de l’homosexualité (Sell, Wells et Wypij, The Prevalence of Homosexual Behavior and Attraction in the United States, the United Kingdom and France, Archives of Sexual Behavior 24, 1995) : 20,8% des hommes et 17,8% des femmes auraient une attirance pour les personnes du même sexe. Quand on regarde le choix de réponses qui fut proposé aux sondés, on comprend tout : 1) Je n’ai absolument jamais ressenti une attirance sexuelle vers quelqu’un du même sexe. 2) J’ai ressenti une attraction vers quelqu’un du même sexe mais n’ai jamais eu de relations sexuelles avec. Celui ou celle qui a déjà ressenti dans sa vie une telle attirance (pendant l’adolescence par exemple) cochera la deuxième réponse et sera compté comme homosexuel.

En France, un rapport de l'INSERM de 1993 montrait que seulement 4% des hommes et 2 à 3% des femmes ont eu une ou plusieurs expériences homosexuelles dans leur vie. En outre, la plupart de ceux-ci ne sont pas des homosexuels et n'ont eu que peu d'expériences de ce genre, la plupart du temps durant leur adolescence (ACSF, Les Comportements Sexuels en France, 1993.).

L’homosexualité est-elle un choix ?

William Byne et Bruce Parsons écrivent : " De récentes études prennent pour postulat que des facteurs biologiques influencent directement l’orientation sexuelle. Cependant, il n’existe aucune évidence à l’heure présente pour étayer cette théorie biologique, comme il n’existe pas non plus de preuve absolue en faveur d’une explication psychosociale. " (dans Human Sexual Orientation, p. 228). Jones et Yarhouse en concluent qu’il existe sans doute un ensemble de facteurs qui peuvent préparer et prédisposer une personne à préférer des relations homosexuelles. Ces facteurs peuvent être biologiques et/ou sociaux et/ou psychologiques. Mais aucun de ces facteurs ne cause l’homosexualité. On peut posséder ces facteurs et ne pas devenir homosexuel.

L’existence d’une sous-culture homosexuelle dans les grandes villes (le quartier du Marais à Paris, par ex.) a un impact sociologique évident sur ceux qui doutent de leur orientation sexuelle.

Il reste donc la question du choix. Un individu choisit-il d’être homosexuel ? Si oui, il est responsable et coupable selon la Bible. Cela signifie également qu’il peut changer et redevenir hétérosexuel. Si non, il est prédéterminé à être homosexuel. C’est soit " une erreur de la nature ", soit une alternative possible à l’hétérosexualité. Parce que nous croyons que la Bible est inspirée de Dieu et donc vraie, nous croyons à la première hypothèse. L’homosexualité est une déviation, un péché. Or, tous les péchés qu’un incroyant commet sont à la fois le produit de son entourage (ses parents, son pays, son époque, l’influence satanique, etc.) et le résultat d’un choix en réponse à cet entourage. Par exemple, certaines personnes de milieux très défavorisés (violence, illettrisme, chômage…) sont devenues d’honnêtes citoyens. Mais à un certain moment de leur vie, elles ont du faire un choix : prendre la route de la délinquance ou prendre la route de l’effort. Cette décision est réelle aussi pour celui ou celle qui est attiré par les personnes du même sexe. Il arrive un jour à une intersection où il doit se positionner. L’outing, le moment où la personne se déclare ouvertement homosexuelle, est crucial. On pourrait comparer cela (avec précaution) à une sorte de conversion, de déclaration solennelle qui achève d’orienter la personne. J’ai personnellement connu une telle personne au moment où elle en arrivait là. Ce jeune homme était tombé amoureux d’un autre homme et me demanda conseil parce que la chose était assez nouvelle pour lui. Je lui indiquai les principes bibliques et le danger de laisser de telles pensées l’envahir. Je ne sais pas ce qu’il est devenu par la suite.

Le changement est-il possible?

Une récente nouvelle passée dans les médias anglo-saxons est en train de confirmer ce que les chrétiens pensent et vivent depuis longtemps. Le psychiatre Robert Spitzer, qui avait retiré l’homosexualité des désordres mentaux de l’Association Psychiatrique Américaine, vient de sortir une étude en mai 2001 révélant qu’ " un pourcentage de gays très motivés peut changer d’orientation sexuelle. " Il continue en expliquant que " les recherches montrent que certaines personnes peuvent passer de l’homosexualité à l’hétérosexualité unique, et nous devons le reconnaître. "

Cela confirme les travaux de Richard Cohen, un ancien homosexuel fondateur et directeur de International Healing Foundation reconnue aux États-Unis comme offrant une thérapie de réorientation sexuelle efficace. M. Cohen ne dit pas qu’il était GAY mais qu’il était SSAD (Same Sex Attraction Disorder - Trouble de l’attraction vers les personnes du même sexe). Il déclare que sa foi en Jésus-Christ et l’amour des frères et sœurs chrétiens ont joué un grand rôle dans son retour à la normale.

C’est le cas également pour Stephen Black. Lorsque son frère homosexuel mourut à l’âge de 18 ans, Stephen entra dans une période de confusion profonde. Il se sentit aussi attiré par les hommes. Lors des funérailles, il apprît que le prêtre était gay et il le contacta en lui demandant si Dieu approuvait l’homosexualité. Il répondit : " Bien sûr, Dieu t’aime quand même… " Cela n’aida pas beaucoup Stephen. Il lutta encore un an avec ses problèmes, ayant rencontré une fille qui voulait le ramener à la normalité. Finalement, il rencontra des chrétiens remplis d’amour pour Jésus-Christ : " Cette rencontre me fit réaliser qu’il me restait beaucoup plus à apprendre de Dieu que je ne l’imaginais. " Une nuit en particulier, il réalisa que s’il ne donnait pas son cœur au Seigneur, il allait mourir. Il reçut Jésus-Christ en son cœur en février 1983. Quelques mois plus tard, les journaux commencèrent à parler de cette maladie incurable, le SIDA. Plus de la moitié des amis de Stephen dans la communauté homosexuelle sont morts du SIDA. " Je crois que si je ne m’étais pas donnée au Seigneur cette nuit-là, je serais mort également. "

Le jour même de sa conversion, Stephen chercha dans la Bible si l’homosexualité était décrite comme un péché. Il tomba très vite sur Lévitique 18 :22 qui dit que " tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. " Il fut très surpris de trouver cela dans la Bible et il pria beaucoup en demandant à Dieu de l’aider à changer. " La première année fut vraiment une année très dure. Mais je me suis lié avec des personnes qui m’ont beaucoup aidé et j’avais un bon pasteur pour me conduire. J’étais dans une église aimante et pure, et cela a vraiment fait la différence. " Stephen avoue que sortir de l’homosexualité est la chose la plus difficile qu’il ait jamais eu à faire, mais que cela en valait la peine. " Mon Père céleste m’a donné une magnifique et gracieuse épouse. Nous sommes mariés depuis 1986 et nous avons trois beaux enfants. " (cité par Janet Chismar, Religion Today, mai 2001).

 

Conclusion

Malgré les pressions et les compromis au sein des dénominations protestantes, nous voulons rappeler que l’homosexualité sous toutes ses formes est une abomination aux yeux de Dieu. Toutefois, l’homosexuel peut trouver un plein pardon et la délivrance par la foi en Jésus-Christ. Il est évident que les pratiques homosexuelles ne peuvent être acceptées dans l’église et que les homosexuels non repentants ne peuvent accéder au rang de membre ou de pasteur. La Bible précise surtout (1 Cor. 6 :10) qu’ils ne peuvent entrer dans le Royaume de Dieu s’ils ne se convertissent pas et persistent dans cette pratique.

Dans la pratique, nous voyons que les homosexuels souffrent de leur état, soit parce qu’ils ne peuvent procréer, soit parce qu’ils sont mal acceptés, soit parce qu’ils vivent une aberration.  

L'obéissance à Dieu est cruciale. Tant que la personne cherche à se justifier ou fait des compromis avec la parole de Dieu, elle ne pourra trouver la paix avec Dieu.

Mais même après la conversion, il faut beaucoup de patience, d'amour et de soutien pour que la personne soit délivrée de son attirance homosexuelle. C'est là, nous venons de le voir, que la foi et l'encouragement d'une église entrent en action.

 

Autre article chrétien sur le même sujet : Un Point de Vue Chrétien Sur l'Homosexualité

 

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