La tragédie humaine se joue tous les jours sous nos yeux et dans notre propre cœur : l'homme aspire au bien, mais il ne cesse de faire le mal. Pire encore : il s'enfonce dans le mal comme un voyageur égaré dans des sables mouvants et qui, plus il se débat, plus il est vaincu. La cruauté de l'homme, qui dépasse largement celle des bêtes féroces, n'a d'égal que ses discours sur la solidarité, l'amour et la justice...

Cette tragédie est à la racine du désespoir des hommes et des femmes de ce monde. On la retrouve dans les arts, dans la peinture, dans la littérature, dans le cinéma ; on la retrouve dans les hôpitaux, remplis de "dépressifs" et de personnes qui n'arrivent plus à vivre normalement; on la retrouve même dans cette nouvelle vague d'humoristes qui, depuis Pierre Desproges, expriment par la dérision l'absurdité de la vie.

Les hommes souffrent, et l'argent ne panse pas leurs plaies, et l'Euro ne résoudra pas leur dilemme ! J'ai pu noter différentes attitudes face à cette tragédie humaine que j'aimerais passer en revue succinctement dans cet article.

Une certaine catégorie d'humanistes optimistes refuse d’y voir là une tragédie. Ils affirment que nous sommes très évolués et qu'il suffit d'un peu de bonne volonté pour que tout aille mieux. Mais les nouvelles de France et du monde démentent laconiquement à chaque heure cette vision idyllique.

N'est-ce pas notre siècle - en trente ans d'intervalle - qui a créé deux guerres mondiales et des millions de morts ? N'est-ce pas au XXème siècle que les génocides se sont perpétués dans le monde ? N'est-ce pas aujourd'hui que des enfants tuent des adultes et que des adultes violent des enfants ? N'est-ce pas en 1999 que des hommes pratiquent l'esclavage (au Soudan) au nom de leur religion ? Non, l'homme n'est pas en train de s'améliorer. Ses bonnes intentions et ses discours conduisent rarement à des actes.

Le fatalisme

D'autres, qui se sont résignés parfois jusqu'au cynisme, disent : " L'homme a toujours été ainsi et il le restera. " S’il en était vraiment ainsi, nous devrions dire avec Baudelaire : " S’il y a un Dieu, c’est le Diable. " Quoi ! Si Dieu a créé une race aussi cruelle et perverse, il est pire que le Diable ! D’un certain côté, aussi loin que remontent les historiens dans l’histoire de la civilisation (6 à 7000 ans), ils découvrent exactement les même caractéristiques de violence, de tromperie et de cruauté humaine, mêlées à une grande intelligence.

La Bible, qui remonte plus loin que les historiens, puisqu’elle parle de la création de l’homme, nous révèle pourtant que Dieu a créé l’homme innocent et pur. Mais elle décrit la venue du diable, le serpent, qui corrompt l’homme et son intelligence par des promesses mensongères : " Vous connaîtrez… vous serez comme Dieu… vous ne mourrez point… " (Genèse chap. 3). Et le message de notre Créateur à travers la Bible, c’est qu’Il veut nous restaurer à la pureté, nous verrons comment.

La conception occidentale

Devant la tragédie humaine, certains penseurs croient avoir trouvé la solution : "C’est par manque d’instruction et de réflexion, disent-ils, que l’homme retombe du côté de la bête. Mais grâce à l’art et à la philosophie, il pourra s’élever au-dessus de ses démons et enfin devenir digne. "

Cette idée, encore une fois, est utopique. Les faits montrent que l’instruction et la réflexion ne garantissent pas la vertu. Les Nazis en sont l’exemple par excellence. Férus d’art et fiers de montrer leur supériorité raciale, les officiers Nazis collectionnaient (en les volant) les tableaux de maîtres et les œuvres d’art, appréciaient la grande musique (celle de Wagner notamment) et fréquentaient les salons littéraires. Le seul effet que cette culture ait eu sur leur comportement, c’est peut-être de les rendre encore plus froids et calculateurs dans leur entreprise d’extermination systématique des juifs et des opposants. Ils étaient " bien élevés " pour la plupart, de " bons catholiques " pour un grand nombre, mais des monstres en réalité. A notre époque, nous nous étonnons également de voir que des pédophiles meurtriers sont souvent des notables au-dessus de tout soupçon. Certes, l’ignorance n’élève pas l’homme ; certes, la réflexion le préserve souvent de graves erreurs ; mais cela ne suffit pas à changer son être en profondeur et à le rendre pur et bon.

La conception orientale

Une dernière attitude face à la tragédie humaine est celle qui nous vient de l’Orient. L’Hindouisme enseigne que tout se fond dans la divinité appelée Brahmâ. Les âmes, comme les corps et les objets sont tous "un" avec la divinité. Si nous avons des différences d’aspect ou de pensée, ce n’est qu’un jeu d’illusions créé par Brahmâ. Le Bien et le Mal, donc, n’existent pas en tant que tels. La bonté ou la cruauté n’a pas d’importance dans l’Hindouisme. Ce qui compte, c’est de réaliser sa propre divinité, avec l’aide d’un gourou le plus souvent. Cette relativité du Bien et du Mal est la racine des désordres de nos sociétés occidentales. La psychanalyse de Freud l’a repris à son compte en disant, en substance : " Ce n’est pas le péché qu’il faut combattre, mais plutôt l’idée de péché, les tabous que la Bible et la religion ont introduits dans nos âmes ".

Ni bien ni mal ? Donc, pas de repères, pas de valeurs, pas de sens. Cela nous conduit au néant le plus total, puis au désespoir. Les jeunes sont les premiers touchés, et le taux de suicide parmi eux est en France un des plus élevés du monde. On leur clame qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais ils sont malheureux dans cette " liberté " car ils savent très bien qu’ils sont en fait esclaves du mal. Il ne reste plus que la violence, l’ecstasy et la techno pour oublier cette tragédie humaine.

La solution de Dieu

Je voudrais maintenant terminer avec la solution de Dieu, celle que l’on méprise d’un revers de la main, qui ne mérite même pas d’être considérée, diront certains. Mais c’est pourtant la seule qui répond à la tragédie humaine.

Dieu, dans la Bible, explique que nous sommes morts spirituellement, empoisonnés par le péché, atteints jusqu’aux os par ce mal incurable. Aucune éducation, aucune religion, aucune morale ni aucune loi ne peut arracher cette propension au mal, parce qu’elle fait partie de nous-mêmes : "C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les calomnies… " (Jésus en Matthieu 15 : 19).

Le seul remède est d’avoir un nouveau cœur, de recevoir une nouvelle nature séparée du péché. C’est le miracle que Jésus Christ veut accomplir dans notre vie : " Il faut que tu naisses de nouveau " (Jean 3 :3) a dit Jésus à un grand rabbin de son temps. Comme je l’ai écrit plus tôt, la religion ne peut pas changer le cœur. Elle peut habiller l’homme d’un vernis de moralité, mais c’est tout. C’est la rencontre avec Jésus Christ qui change tout.

Cette rencontre ne peut avoir lieu que par la foi, sans le voir ni l’entendre. Mais ce n’est pas une foi totalement aveugle car le Seigneur Jésus peut être connu par les Saintes Écritures. Là, en lisant le Nouveau Testament, vous trouverez les paroles et les actes extraordinaires de Jésus. Là, vous découvrirez qu’il est mort pour nous délivrer du péché, et qu’il est aujourd’hui vivant. Il est le Sauveur. Il a transformé des millions de pécheurs invétérés, dont votre serviteur.

Oui, la vie a un sens, c’est celui de connaître personnellement celui qui nous a créés et qui nous a aimés au point de mourir pour nous. La tragédie humaine peut avoir un dénouement heureux si vous faîtes seulement confiance au Seigneur Jésus-Christ.

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